Dur retour au boulot pour papa Fajardo


Benoît Rioux
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VANCOUVER - Bien qu’il s’agissait d’un match sans grande signification pour les Alouettes, le quart-arrière Cody Fajardo estime que la cinglante défaite subie à Vancouver, samedi, représente un coup de pied au cul arrivant au bon moment pour lui et ses coéquipiers.
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«Parfois, c’est une bonne chose de se faire botter le derrière, spécialement à l’approche des éliminatoires, a commenté Fajardo, après le revers de 27 à 3 contre les Lions de la Colombie-Britannique. Ça fait comprendre que tu ne peux pas te reposer sur tes lauriers et que tu dois toujours travailler.»
Fajardo, qui a été utilisé en première demie seulement, a pointé l’indiscipline et le manque d’opportunisme des Alouettes face aux Lions. Lui-même n’a pas été en mesure de générer un seul point, complétant sept de ses neuf passes pour un maigre total de 67 verges de gains par la voie aérienne.
«Un résultat comme celui-là vient nous placer dans une situation familière où nous sommes à nouveau négligés, a ajouté le vétéran quart-arrière. C’est correct si jamais certains croient un peu moins en nous. De notre côté, on sait que cette équipe sera meilleure dans le dernier droit quand les matchs vont compter.»
«Le match de la semaine prochaine contre Winnipeg, qui est l’un des meilleurs clubs de la ligue, sera un bon outil de mesure et une occasion de se retrouver à nouveau là on l’on doit être», d’ajouter Fajardo, pour qui la date du 9 novembre est encerclée en vue de la finale de l’Est au stade Percival-Molson.
Retrouver le rythme
À sa défense, Fajardo a obtenu le départ face aux Lions même s’il n’avait pas participé à un seul entraînement des Alouettes au cours de la dernière semaine. L’athlète de 32 ans était en effet retenu en Californie auprès de sa femme à la suite de la naissance du deuxième enfant du couple. Il a rejoint le club directement à Vancouver afin de limiter ses déplacements.
«Ç’a été une bénédiction de pouvoir se qualifier tôt pour les éliminatoires [avec l’avantage du terrain pour la finale de l’Est], a avancé Fajardo. J’ai pu rater un match et être auprès de ma famille, mais il y a un danger de perdre le rythme.»
L’humain derrière l’athlète
Somme toute, le quart s’est dit comblé d’avoir pu vivre de précieux moments auprès de son épouse Laura, au moment d’accueillir Cian, le nouveau-né.
«Ça signifie beaucoup pour moi d’avoir eu la permission de Danny [Maciocia] et de coach Maas pour rater un match, a louangé le numéro 7 des Alouettes, qui avait manqué le rendez-vous du 14 octobre, au stade Percival-Molson, face au Rouge et Noir. Ils sont de bonnes personnes, ils nous aiment et nous considèrent comme des êtres humains et pas seulement comme des joueurs de football.»
«La naissance d’un enfant est une étape importante et si je n’avais pas été là avec ma famille, j’aurais manqué quelque chose, ça signifie tellement pour moi», a insisté Fajardo.