Duc de Kent: une femme a bien failli disputer les honneurs du plus prestigieux tournoi de golf masculin au Québec


Jessica Lapinski
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Une femme aurait pu prendre part au plus prestigieux tournoi de golf au Québec, le Duc de Kent. La qualification d’Anne-Léa Lavoie rendait très heureux le directeur général du Royal Québec, Mario Bouchard, a raconté ce dernier, mais la golfeuse du club devait finalement disputer une épreuve en Ontario au même moment.
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«On a demandé à Golf Québec s’ils l’accepteraient comme participante, a expliqué M. Bouchard, pendant que la première ronde de l’épreuve battait son plein. Avec le 90e anniversaire du tournoi et le 150e anniversaire du Royal Québec [qui sont tous deux cette année], ils voyaient ça avec beaucoup de bonheur.»

Surtout que la talentueuse golfeuse de 19 ans, très réputée sur la scène québécoise, était loin de l’avoir volée, cette qualification pour le tournoi à la riche histoire, souligne le DG.
Comme les hommes, elle s’était élancée des jalons noirs et avait livré une très belle performance.
Des jeunes pour la pérennité
Mario Bouchard estime toutefois que ce n’est que partie remise. Ce ne sera peut-être pas dans l’immédiat, mais il a bien l’impression qu’un jour, à talent égal, une femme disputera la deuxième épreuve prisée de la «triple couronne» du golf québécois.
En attendant, le tournoi a pris son envol tôt mardi. Ce sont 138 golfeurs qui ont parcouru les allées pendant la journée, avec l’espoir de soulever le trophée et d’enfiler le veston à carreaux, mercredi après-midi. Dont le champion en titre et golfeur du club, Samuel Gagnon Breton.
Du lot, plusieurs jeunes; un heureux paradoxe dans ce club à la longue histoire, sourit le directeur général.
«C’est vrai que c’est plus jeune qu’avant, on voit beaucoup de golfeurs de 24 ou 25 ans participer au tournoi, note-t-il. Par le passé, nos participants étaient plus âgés. Mais c’est une belle dynamique et ça assure d’une belle relève.»
De l’inspiration d’ici
Ce virage jeunesse du golf, le directeur général l’explique par plusieurs facteurs. La pandémie a notamment aidé, pointe-t-il. «On ne se le cachera pas, c’était une des rares activités qu’il y avait à faire», lance M. Bouchard en riant.
Mais aussi, on voit de plus en plus de golfeurs québécois ou canadiens se démarquer, ce qui inspire les plus jeunes, croit-il. «Il y a eu Mike Weir, il y a 20 ans, qui a créé un engouement. Et maintenant, on a des golfeurs comme Corey Conners ou Étienne Papineau, qui lui, est tout près de la PGA.»
«On a aussi beaucoup de programmes de sport-études de golf au Québec, ainsi que des programmes universitaires. Tout ça, c’est favorable à la pratique du golf.»