Primes aux infirmières: Dubé est incapable de négocier, dit l’opposition
Vincent Larin | Agence QMI
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Le ministre de la Santé, Christian Dubé, démontre qu’il est incapable de concrétiser son ambition de faire revenir les infirmières dans le réseau public lorsqu’il accuse les syndicats de lui barrer la route, estiment les partis d’opposition.
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La cheffe libérale, Dominique Anglade, dénonce même un «déni de démocratie» alors que Québec doit renouveler, mercredi, l’état d’urgence sanitaire pour une énième fois.
«Visiblement, la méthode qu’ils mettent en place ne fonctionne pas, ne donne pas les résultats escomptés», a-t-elle dit en appelant à consulter davantage les différents acteurs de la société plutôt que d’imposer ses vues par l’adoption de décrets.
Mardi, Christian Dubé, a jeté les gants contre les syndicats, les accusant de bloquer les primes qu'il souhaite distribuer pour le recrutement et la rétention des infirmières en raison de considérations syndicales.

Plus précisément, il les soupçonne de faire de la résistance pour s’assurer que leurs délégués puissent toucher les primes et que l’ancienneté des infirmières toujours dans le réseau prime sur celles qu’on cherche à recruter.
Selon Québec solidaire, le ministre reproduit ainsi la «méthode Barrette», du nom de l’ancien ministre libéral de la santé, reconnu autrefois pour son approche parfois rêche.
«C’est purement de la diversion, le ministre est pris dans son plan mal foutu, il s’est empêtré dans ses décrets», croit le porte-parole en matière de santé du parti, Vincent Marissal.
Écoutez Jean-François Lisée et Thomas Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio:
Habitué au «pouvoir sans partage, sans contre-pouvoir et sans opposition», le gouvernement est dorénavant «incapable de négocier» et verse dans le «Legaultarisme», a analysé pour sa part le chef parlementaire du Parti québécois, Joël Arseneau.
«C'est-à-dire que le gouvernement Legault impose ses décisions d'autorité et, dès qu'il y a la moindre résistance, la moindre réserve, bien il part en guerre contre l'adversaire identifié, a-t-il expliqué. Il l'a fait avec les médecins de famille, il l'a fait maintenant avec les infirmières, et c'est très, très, très contre-productif.»