Du Sénégal à la NCAA en passant par le Bas-Saint-Laurent, la folle ascension d’un Québécois qui rêve à la NFL depuis l’âge de 13 ans


Richard Boutin
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Du Sénégal où il est né en passant par le football à 9 à Mont-Joli où son rêve de jouer dans la NFL a pris naissance, Loia Valade a vécu une multitude d’expériences et de déménagements au fil des ans qui l’ont conduit à se retrouver parmi les recrues les plus convoitées de la NCAA.
Mardi sur un yacht à Miami, le demi de coin de 18 ans a confirmé qu’il allait poursuivre sa carrière avec les Aggies de Texas A & M.

Que ce soit au soccer, alors qu’il a frappé ses premiers ballons en Afrique quand il commençait tout juste à marcher, au basket-ball, aux arts martiaux, à la natation, au ski acrobatique et finalement au football, Valade a toujours eu le même objectif.
« Depuis que je suis tout petit, je voulais me rendre dans les rangs professionnels, peu importe le sport que je pratiquais. Je rêve à la NFL depuis ma première année au secondaire. Quand j’ai décidé de me concentrer sur le football, je voulais aller aux États-Unis pour me mesurer aux meilleurs. Ma mère m’a donné le feu vert à l’été de mon deuxième secondaire. Ce camp en Géorgie avec des gars de deux à trois ans plus vieux que moi m’a changé. »
La maman se souvient parfaitement des trois changements d’école en première secondaire avant que fiston décide de se consacrer à temps plein au football. « Ça peut sembler bizarre, mais Loia faisait son choix de carrière en première secondaire, explique Jozef Vadale, et ça lui créait de l’insomnie. Il a intégré le sport-études à Mont-Joli pendant la COVID-19 parce que c’était la seule façon de continuer de faire du sport. Il m’a reproché à quelques reprises d’avoir délaissé le basket-ball. »
Loia se rappelle très bien cette période qui a été déterminante. « Je m’ennuyais du basket-ball, mais je me suis ennuyé encore plus du football. J’ai compris que le football était le sport où j’avais le plus de chances de me rendre au plus haut niveau. »
Dès son jeune âge, Loia demandait à sa mère quelle passion lui permettrait d’obtenir le meilleur revenu. « Parce que nous sommes mauvais au Québec pour enseigner les bases de l’entrepreneuriat, j’ai éduqué mes enfants à ce sujet, explique la mère de trois enfants qui possède son entreprise. Je leur disais que leurs passions devaient devenir une source d’abondance. Loia a toujours eu ça en tête. »
« L’argent n’est pas le plus gros facteur, mais c’est intéressant », de renchérir le principal intéressé.
La NFL est-elle un objectif réaliste ? « Loia est comme une Formule 1, illustre l’ancien demi de coin étoile du Rouge et Or de l’Université Laval Pascal Masson qui entraîne le jeune homme quand il revient à Québec. Il possède une soif d’apprendre exceptionnelle et des qualités athlétiques hors pair. Ce n’est pas un hasard, ce qui lui arrive. »
« Il peut avoir la NFL comme objectif, d’ajouter Masson. Avec toutes les offres qu’il a reçues, il peut y croire. »