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Voici les étapes d'une réduction mammaire

Félix Desjardins
Photo portrait de Félix  Desjardins

Félix Desjardins

2026-04-04T04:00:00Z

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Chaque année, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) couvre les frais d’un peu plus de 2000 réductions mammaires dans toute la province. En quoi consiste cette procédure de routine, effectuée par des chirurgiens plasticiens ?

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Le premier rendez-vous

La première étape consiste à consulter son médecin de famille, qui pourra examiner la poitrine de la patiente et déterminer si elle est admissible à un remboursement de la RAMQ. « Les critères ne sont pas exigeants : c’est un minimum de 250 grammes par sein », explique la Dre Christina Bernier, chirurgienne plasticienne exerçant dans son cabinet esthétique et au CHUM, à Montréal. « La plupart des femmes qui portent un bon C ou un D sont admissibles. »

La préparation avec le chirurgien

La patiente rencontrera un chirurgien plasticien « généralement » 18 mois après la consultation. Les temps d’attente peuvent varier à la hausse ou à la baisse selon la nature du dossier et la région où sera effectuée la chirurgie.

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Durant la rencontre, la patiente passera littéralement sur la table à dessin. « On va ajuster nos dessins selon la façon dont les seins tombent et où on veut placer les mamelons et les aréoles », explique la Dre Bernier.

L’opération

Le jour de l’opération, la patiente subit une anesthésie générale. La durée de la chirurgie peut varier en fonction de la technique employée    ; dans certains cas, le tour est joué en moins de deux heures. La procédure consiste à réduire le volume de chaque sein, mais aussi à le rendre « plus haut et étroit » et à recentrer le mamelon. « On ne peut pas juste prendre le mamelon et le bouger, parce qu’il ne survivra pas. Il faut garder un bloc de tissu, qu’on appelle le pédicule, qui va le supporter d’un point de vue vasculaire. » La position du pédicule et la forme de la cicatrice varient aussi selon la volonté et le physique de chaque patiente. « Certaines préfèrent une cicatrice verticale, tandis que d’autres veulent ce qu’on appelle une ancre de bateau ou un “T” inversé », enchaîne la Dre Bernier.

La convalescence

Après l’opération, la patiente devra porter un pansement pendant cinq à sept jours, période au cours de laquelle elle ne peut pas prendre de douche ou lever beaucoup les bras. « Ce n’est pas une chirurgie très douloureuse    ; on prescrit habituellement des Tylenol et un médicament plus fort, mais après deux ou trois jours, la plupart des patientes s’en tiennent aux Tylenol. » En fonction de son emploi, la patiente peut habituellement recommencer à travailler après deux semaines, et à effectuer de l’activité physique après six à huit semaines.

Les (rares) complications

L’obésité, le diabète et le tabagisme sont tous des facteurs de risque pour cette chirurgie, qui se déroule néanmoins sans complications la majorité du temps. « La nicotine cause la fermeture des petits vaisseaux, ce qui peut faciliter une nécrose [la mort] du mamelon ou des infections et des plaies », explique la Dre Bernier.

Selon son expérience, une perte de sensibilité des mamelons ne survient que dans 2 à 3 % des cas, tout comme les saignements ou les infections. Elle conseille toutefois à ses patientes d’attendre après leur dernière grossesse, si possible, avant de se faire opérer. « Ça peut diminuer les chances que la patiente puisse allaiter d’environ 25 %. » Finalement, dans certains cas rares, une deuxième opération est nécessaire en cas d’asymétrie trop prononcée entre les deux seins après la convalescence.

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