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Du mauvais cirque à New York!

Plusieurs partisans des Jets préfèrent ne plus être identifiés, après de longues années d'insuccès répétés.
Plusieurs partisans des Jets préfèrent ne plus être identifiés, après de longues années d'insuccès répétés. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-11-20T20:22:24Z

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Dans la ligue professionnelle la plus incontournable aux États-Unis, il y a longtemps que les deux équipes du plus gros marché ne font plus dans le sport, mais dans le burlesque. Encore là, c’est une insulte au cirque que de ramener les Jets et les Giants à cette forme d’art plus que respectable.

• À lire aussi: L’ère Daniel Jones est terminée chez les Giants

Les Jets, qui étaient considérés comme des aspirants aux séries éliminatoires, n’ont gagné que trois de leurs 11 matchs et ils viennent de jeter leur directeur général, Joe Douglas, comme un équilibriste en bas de sa corde raide.

Plus tôt cette saison, quand leur trou n’était pas encore creusé, ils ont renvoyé leur entraîneur-chef, Robert Saleh. Depuis, la chute s’intensifie et il n’y a pas de trampoline au sol.

Woody Johnson, le propriétaire, joue le rôle du cracheur de feu qui n’a aucune idée de comment manier la torche. Il crache et crache et crache sans comprendre qu’à force de mettre les lieux en flammes, aucun entraîneur crédible ne se pointera le nez sous son chapiteau ravagé.

Les Giants, eux, après avoir sélectionné le quart-arrière Daniel Jones au sixième rang au total du repêchage de 2019, viennent de le catapulter au banc comme un homme-canon.

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En frais de jongleries, quand vient le temps de prendre des décisions critiques, les deux franchises clownesques de New York rivalisent dans l’art de l’échapper complètement.

Une médiocrité identique

Le Metlife Stadium n'est pas un lieu de réjouissances pour les New-Yorkais.
Le Metlife Stadium n'est pas un lieu de réjouissances pour les New-Yorkais. Getty Images via AFP

On va donner une qualité aux deux équipes new-yorkaises. Elles offrent une symétrie remarquable dans l’exécution de leurs cascades loufoques.

Depuis 2017, les Jets ont gagné 39 matchs et en ont perdu 87. Les Giants, eux, ont gagné 39 matchs et en ont perdu 86. Il faut dire que les Jets sont en congé cette semaine, donc avec un autre revers des Giants dimanche, les deux dossiers redeviendront parfaitement synchronisés.

En natation artistique, une telle symbiose serait magistrale. Au football, un peu moins.

Depuis 2017, donc, les Jets sont bons derniers dans la NFL en matière de pourcentage de victoires, de points marqués par match et de différentiel de points. Qui les précède au 31e rang dans toutes ces catégories? Pas besoin d’un numéro de haute voltige pour vous faire deviner.

Séquence noire

Les Jets n’ont pas accédé aux séries éliminatoires lors des 13 dernières saisons, ce qui leur procure la plus longue disette dans les quatre ligues majeures nord-américaines de sport professionnel, à égalité avec les Sabres de Buffalo, dans la LNH.

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Les Giants, aussi pitoyables soient-ils, ont presque l’air de s’illustrer en comparaison avec les Jets, puisqu’ils se sont qualifiés trois petites fois en 13 ans.

Il ne se fait pas mieux que le football à New York en matière d’illusionnisme pour disparaître quand ça compte.

Qui sont les pires dans ce triste spectacle? Nous, évidemment, comme téléspectateurs! Parce qu’un match qui implique New York, même quand la ville est représentée par de médiocres saltimbanques, doit être vu, aux yeux de la NFL.

Figurez-vous que depuis 2019, les Jets et les Giants ont rivalisé de pitreries 38 fois à heure de grande écoute, en soirée. À deux, ils ont remporté cinq matchs. De la torture télévisuelle!

Le pire, c’est que les Jets et les Giants misent sur quelques très bons jeunes joueurs qui mériteraient mieux que d’être les prix citron dans la Grosse Pomme. Que le cirque quitte vite New York!

Encore les Steelers

Heureusement, les amateurs auront droit à une équipe sérieuse jeudi soir. Les Steelers se remettent cependant d’un duel gagné très émotivement face aux Ravens et le risque de tomber à plat après seulement trois jours de repos est bien réel. Ils feront le nécessaire pour ne pas tomber dans le piège face aux Browns.

MA PRÉDICTION POUR JEUDI SOIR: Steelers 19 Browns 16


À TRAVERS LA NFL...

Deion Sanders et les Cowboys?

Entraîneur-chef à l'Université du Colorado, Deion Sanders alimente les rumeurs à Dallas.
Entraîneur-chef à l'Université du Colorado, Deion Sanders alimente les rumeurs à Dallas. Getty Images via AFP

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La saison de misère des Cowboys entraînera inévitablement le congédiement de l’entraîneur-chef Mike McCarthy. De plus en plus d’anciens Cowboys prêchent pour que l’ex-demi de coin étoile Deion Sanders s’amène à la barre. Sanders, aux commandes des Buffaloes du Colorado dans la NCAA, montre un impressionnant dossier de 8-2 cette saison. En 2022, il a conclu une entente de cinq ans et il assure ne pas vouloir quitter le Colorado. «J’ai une béquille au sol ici. Vous voyez ce que je veux dire? Ça veut dire que je me repose. Je suis bien et heureux où je suis», a-t-il signalé cette semaine.

Des cotes d’écoute monstres

Le match opposant les Chiefs de Patrick Mahomes aux Bills a suscité un énorme intérêt.
Le match opposant les Chiefs de Patrick Mahomes aux Bills a suscité un énorme intérêt. Getty Images via AFP

Comme il fallait s’y attendre, le duel de dimanche dernier entre les Chiefs et les Bills a captivé les amateurs de ballon ovale. Le réseau CBS a attiré 31,2 millions de téléspectateurs aux États-Unis pour ce rendez-vous, ce qui en fait le match le plus suivi cette saison. À l’exception des duels du Thanksgiving et de Noël, il s’agit du match de saison régulière le plus vu depuis un duel entre les Colts et les Patriots, en 2007. C’était à l’époque de l’épique rivalité entre Tom Brady et Peyton Manning, devant 33,8 millions de téléspectateurs.

En route vers le Temple?

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Durant la semaine du Super Bowl à La Nouvelle-Orléans, la NFL dévoilera le nom des nouveaux intronisés au Temple de la renommée du football. La ligue a dévoilé mercredi sa liste de 25 finalistes de l’ère moderne. Les joueurs qui en sont à leur première année d’admissibilité sont le quart-arrière Eli Manning, le secondeur Luke Kuechly, l’ailier défensif Terrell Suggs, le maraudeur Earl Thomas et le botteur Adam Vinatieri. Ultimement, quatre à huit des 25 finalistes seront sélectionnés.

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