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«Du chien en ta******»: portrait inédit de Martin Necas, l’élève d’Alex Kovalev qui intéresse le CH

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2024-06-04T03:40:00Z
2024-06-04T04:00:00Z

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Des rumeurs persistantes lient l’attaquant des Hurricanes de la Caroline Martin Necas au Canadien de Montréal. Joueur établi relativement jeune n’ayant pas encore libéré son plein potentiel comme c’était le cas de Kirby Dach ou encore d’Alex Newhook, le Tchèque a un profil digne d’intriguer Kent Hughes.

«Il y a une bonne partie de son potentiel qui n’a pas encore été exploitée. Ce que vous voyez, ce n’est pas son apogée. Il peut en donner plus», assure au téléphone un dénommé Alex Kovalev, qui a accepté de contribuer au développement de Necas à distance, via des séances sur Zoom ou FaceTime.

Mais qui est Necas, ce jeune homme que Kovalev a pris sous son aile? Son désir connu de quitter la Caroline cache-t-il un côté prima donna dont il faut s’inquiéter? Le TVASports.ca a tenté de répondre à ces brûlantes questions.

«Il avait 16 ans quand je suis arrivé à Brno [en République tchèque], se souvient l’attaquant québécois Alexandre Mallett. Il faisait 130-140 livres tout mouillé. Rendu en séries, il était le plus petit de la ligue et c’est lui qui arrivait le premier dans les coins.

«Tu joues contre des hommes, est*, de 35 ans. Il arrivait, la rondelle était dans le coin et paf! Il se faisait défoncer et il se relevait. Tu te dis : “C****! Le jeune avait du chien en tab***** pareil!”»

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Un joueur qui parle en bien de son ancien coéquipier. Aucune surprise ici, direz-vous. Or, Mallett ne tient pas le même discours au sujet de Filip Zadina, avec qui il a joué à Pardubice avant de croiser Necas.

«J’en ai vu des petits jeunes qui savaient qu’ils avaient du potentiel, lance l’ancien attaquant de l’Océanic de Rimouski. Le petit Zadina, lui, c’était : “Moi, moi moi...” Le petit Necas, il faisait ses affaires, il respectait tout le monde. C’est un est* de bon jack. Je sais que je l’ai côtoyé il y a six ans, mais je serais vraiment surpris qu’il ait changé.

«Zadina, s’il n’avait pas son avantage numérique, ça chialait. Des affaires de même, à 16 ans! Je savais que mon petit Necas avait beaucoup plus de potentiel...»

Necas, toutefois, a bénéficié d’un meilleur encadrement.

«Martin Erat était là aussi, raconte Mallett. Il a été son mentor. C’était tout un leader. J’en ai vu des anciens joueurs de la LNH qui te regardent de haut. Pas lui. Il a pris Necas sous son aile et il lui a montré comment faire rouler un avantage numérique.»

Kovalev a reconstruit son jeu

Necas est promis depuis belle lurette à un bel avenir. Il a, après tout, été choisi à l’orée du top 10 (12e au total) par les Hurricanes lors du repêchage de 2017. Son grand talent offensif a cependant mis un certain temps à se manifester de la façon la plus tangible, soit en buts et en aides. Ce n’est que la saison précédente, 2022-2023, que Necas a commencé à s’établir comme un attaquant d’impact avec une récolte de 71 points.

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Cela coïncide d’ailleurs avec le début de la collaboration entre Kovalev et le jeune homme.

«Il y a beaucoup de choses que nous devions changer, explique en entrevue avec le TVASports.ca celui que l’on surnommait “l’Artiste”. Il fallait effectuer des changements dans tous les aspects de son jeu. Son plus grand péché était de s’éloigner des zones dangereuses. Nous avons modifié ses tracés, ses mouvements pour qu’il se trouve plus souvent au cœur de l’action en zone offensive.»

Et le travail est loin d’être terminé, souligne Kovalev, un entraîneur décidément très exigeant, sans doute parce qu’il voit grand pour son élève.

«Il doit apprendre à être plus imprévisible, insiste l’ancien numéro 27 du Tricolore. On a travaillé beaucoup là-dessus lors des deux dernières années. Il ne peut pas jouer simplement en ligne droite. Il doit varier ses trajets un peu. Il y a plein de facteurs à considérer: comment manier la rondelle, à qui la passer, comment lire les joueurs adverses dans les espaces restreints... C’est compliqué à expliquer, car beaucoup de variables entrent en ligne de compte.»

Pour mettre en application les enseignements de Kovalev, Necas devra bénéficier d’une certaine liberté sur la patinoire.

«Il doit être dans un environnement où les entraîneurs lui font confiance, a souligné Kovalev. Certains entraîneurs veulent que leurs ouailles adoptent un certain style de jeu et accomplissent certaines choses sur la patinoire. Ma vision est la suivante: quand tu vois un joueur très talentueux, tu lui donnes la chance d’exploiter ce talent et tu ne le menottes pas.»

Kovalev n’a jamais mentionné explicitement une telle chose, mais disons que l’environnement qu’il décrit correspond beaucoup à celui qui a été bâti par Martin St-Louis à Montréal.

«Necas est un travaillant, ajoute par ailleurs Kovalev. Il travaille toujours avec acharnement sur son jeu. Il a déployé beaucoup d’effort pour devenir un meilleur joueur. Tu ressens chez lui ce désir de s’améliorer.»

Il reste à voir quelle est la suite pour son élève. Même s’il a exprimé le souhait d’être échangé, Necas n’a pas le gros du bâton en raison de son statut de joueur autonome avec compensation. Est-ce que Tom Dundon, le propriétaire des Hurricanes, a pardonné aux Canadiens l’offre hostile soumise à Sebastian Aho maintenant qu’un nouveau régime est en place à Montréal? L’homme d’affaires devrait être encore plus impliqué dans les opérations hockey de son équipe qu’il ne l’était maintenant que Don Waddell est parti...

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