Droit à l'avortement: «on est vraiment déçues pour les Américaines»
Agence QMI
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Au lendemain de la décision de la Cour suprême américaine d’invalider l’arrêt Roe c. Wade, qui assurait une protection constitutionnelle au droit à l’avortement, les répercussions se font même sentir au Québec, où des manifestations sont prévues dimanche devant tous les palais de justice de la province.
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Même si la décision était attendue depuis plusieurs semaines, elle crée tout de même de l’angoisse puisqu’elle représente un recul pour le droit des femmes.
«On est vraiment déçues pour les Américaines. On est inquiètes. On est fâchées. On s’attendait à ça, mais on gardait quand même espoir que quelque chose allait changer à la dernière minute», a réagi Jessica Legault, co-coordonnatrice de la Fédération du Québec pour le planning des naissances.
Mme Legault a rencontré une militante américaine qui aimerait créer un couloir de service vers le Québec afin que les Américaines puissent se faire avorter. Cependant, il revient au ministère de la Santé de déterminer comment la pratique sera encadrée et aux cliniques de voir si elles ont la capacité pour les accueillir.
«On veut vraiment mettre l’accent sur l’accès au Québec et de ne pas légitimer le discours anti-choix», a-t-elle indiqué.
Les plus vulnérables paieront
Andréanne Bissonnette, qui étudie la question, est actuellement en Californie.
«Par rapport à la possibilité de se déplacer au Canada, il y a un autre obstacle aussi qui s'ajoute, c'est celui du passeport. Donc, il faut avoir un passeport, il faut avoir une capacité de se déplacer à l'international», a mentionné la chercheuse en résidence pour la Chaire Raoul-Dandurand.
Elle pense que les femmes les plus vulnérables seront les victimes de ce renversement.
Rappelons que des manifestations auront lieu dimanche devant tous les palais de justice du Québec.