Douche froide!

Marc de Foy
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Ce n’est pas le même Canadien que l’on a vu face aux Sabres, mercredi soir. Il ne jouait pas avec le même aplomb et la même assurance qu’il affichait contre le Lightning. La testostérone n’était pas au plafond.
On a beau dire qu’aucune excuse n’est valable dans les séries, les joueurs du Tricolore ont connu une baisse d’émotion après leur victoire à l’arraché contre le Lightning, dimanche dernier.
Martin St-Louis a donné congé à ses hommes lundi et les a conviés à une séance d’entraînement mardi avant de quitter Tampa pour Buffalo.
Forts d’une pause de quatre jours passés à la maison, les Sabres étaient mieux disposés mentalement et physiquement.
Adversaires supérieurs
Les optimistes diront qu’il n’y a pas lieu de paniquer, que la série n’est vieille que d’un match.
S’il y a une note positive à retenir, c’est que le Canadien a mieux paru en troisième période. Ses joueurs devront bâtir là-dessus pour le deuxième match, vendredi soir.
Il le faudrait bien, car une deuxième défaite laisserait le Tricolore avec le lourd défi de remporter quatre victoires en cinq matchs.
Aussi bien dire une mission impossible face à un adversaire qui roule à un train d’enfer depuis le mois de décembre.
Certains diront que c’est faisable, mais les Sabres ont des ressources et une force physique que le Canadien n’a pas.
Un rouleau-compresseur, ce Greenway
Josh Greenway, qui fait 6 pi 6 po et 231 lbs s’en est donné à cœur joie toute la soirée. Il bousculait tout le monde sur son passage. Il a appliqué notamment une solide mise en échec à Cole Caufield qui n’arrive pas à sortir de sa torpeur.
Si les Sabres continuent à le bardasser comme ils l’ont fait hier soir, Caufield risque de voir sa photo sur les cartons de lait.
Les Sabres sont bâtis pour les séries. Ils sont grands, ils sont gros, ils sont forts. Ils n’ont pas à jouer la carte de l’intimidation.
Leurs larges épaules font le travail.
Leur remontée amorcée en décembre a quand même de quoi surprendre. Ils n’allaient encore nulle part jusque-là.
Lorsque Kevyn Adams a été congédié du poste de directeur général, on pensait bien que l’entraîneur Lindy Ruff passerait à son tour à la trappe.
Puis, comme par magie, les pièces du casse-tête sont tombées en place. Les Blues de St. Louis ont fait la même chose en 2019 et, si vous vous en souvenez, ils ont arraché la Coupe Stanley aux Bruins de Boston.
Il faudra voir comment Martin St-Louis s’y prendra, cette fois, pour remaner sa formation à flot.