Doublé canadien et trois médailles à Val Saint-Côme
Mikaël Kingsbury et Julien Viel signent un doublé tandis Maïa Schwinghammer remporte l’or chez les femmes


François-David Rouleau
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SAINT-CÔME — L’équipe canadienne de ski acrobatique a connu toute une première soirée de compétitions à la station de ski Val Saint-Côme. Maïa Schwinghammer a d’abord mis le feu à la piste en méritant sa première victoire en Coupe du monde. Et Mikaël Kingsbury et Julien Viel ont répliqué avec un doublé quelques minutes plus tard.
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«Je suis vraiment content de partager le podium avec Julien, parce qu’il a réalisé une excellente descente. En le voyant ce matin (hier), il n’était vraiment pas en forme.»

Contre toute attente, le talentueux et jeune Québécois a pu skier quelques heures après avoir souffert d’une intoxication alimentaire au petit matin. Vidé d’énergie, Viel a tout de même dévalé la pente avec aplomb et contrôle. Il a gardé sa meilleure descente pour la superfinale, livrant même à merveille un tout nouveau saut. Il a mis de la pression sur son coéquipier, sans toutefois le déloger du premier rang.

À son meilleur
«Je performe toujours mieux quand je suis malade, car je ne pense pas à la tâche à effectuer, a-t-il expliqué après avoir identifié la raison de son indigestion, soit les pâtes aux fruits mer du souper, la veille.
«J’avais comme objectif de pousser mes limites ce week-end et je l’ai fait, a indiqué celui qui a savouré un deuxième podium en carrière sur le circuit de la Coupe du monde et un premier en simple. C’est le moment le plus important pour moi. C’est un beau cadeau après les nombreux tops 10 réussis cette année.
Kingsbury a signé sa 95e victoire en carrière sur le circuit mondial. Il s’agit de sa cinquième de la saison, toute remportée devant son fils, Henrik.

«Je suis vraiment satisfait. J’avais le couteau entre les dents. C’était une soirée vraiment cool. La victoire de Maïa a donné le rythme. En haut de la piste, on sentait vraiment l’énergie. Julien a réalisé une grosse descente. J’étais en confiance, et avec mes scores en qualifications et en finale, j’ai décidé de ne rien risquer.»
Une première
Une autre qui avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles, c’est Schwinghammer. La sympathique Canadienne a pleinement savouré sa première victoire en carrière, elle qui était abonnée au pied du podium cette saison.

Hyper nerveuse à l’idée de prendre la piste «à la maison», elle a relevé avec grand panache la besogne.
«Je ne peux pas décrire cette première victoire, c’est tellement incroyable, a-t-elle lâché, les yeux dans l’eau, après une étreinte avec son papa, Rick. J’ai travaillé si fort pour y arriver.
«J’ai attendu ce moment depuis si longtemps, a poursuivi la skieuse de 23 ans. Maintenant, j’en veux encore plus.»

Vaillancourt déçu
Vivant un sentiment à l’opposé de sacoéquipière, Elliot Vaillancourt s’est dit déçu de sa 15e position. Le grand gaillard croyait bien être dans une bonne journée après une descente encourageante en qualification. Celle en finale a peut-être été trop conservatrice, ce qui n’a pas suffisamment épaté les juges.
«C’est décevant. Je disais que je ne voulais pas regarder les résultats. Mais c’est dur de l’ignorer dans ce cas. Cette finale avait des allures de superfinale. Mais c’est quand même un pas dans la bonne direction», a-t-il analysé à propos de l’intense spectacle se déroulant sous ses yeux.
Cette 15e position vient toutefois briser une bien vilaine séquence. Le skieur de 25 ans avait été évincé du top 20 à ses cinq dernières courses.
Ses coéquipiers québécois Gabriel Dufresne (18e), Charles Beaulieu (31e) et Louis-David Chalifoux ont terminé au 18e, 31e et 37e rang, respectivement.