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Pénurie d'arbitres: le défi du hockey scolaire

L'ancien arbitre de la LNH Stéphane Auger reconnaît qu'il n'est pas facile d'avoir des officiels durant le jour.

Stéphane Auger décerne une pénalité de deux minutes lors d'un match entre les Penguins de Pittsburgh Penguins et les Flames de Calgary, en 2010.
Stéphane Auger décerne une pénalité de deux minutes lors d'un match entre les Penguins de Pittsburgh Penguins et les Flames de Calgary, en 2010. Photo d'archives, REUTERS
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-07-08T04:00:00Z

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Le manque d’arbitres cause bien des maux de tête dans le réseau du hockey scolaire puisque des matchs en journée ont dû carrément être annulés, faute de patineur zébré.

«Il y a un défi pour certaines sections qui jouent plus de jour, la semaine, mais il y a aussi un défi la fin de semaine», car il manque déjà d’arbitres, nuance Stéphane Auger, directeur du département hockey au Réseau du sport étudiant du Québec, qui chapeaute 96 écoles secondaires, en plus des collèges et des universités. 

D’autres rencontres ont eu lieu, mais à deux officiels plutôt qu’à trois. Une situation qui ne permet pas toujours aux chandails rayés de donner toute leur mesure, surtout dans les calibres où la mise en échec progressive est permise. 

«De jour, on peut compter sur la disponibilité de retraités, ce qui aide, poursuit M. Auger. Il y a une réorganisation à faire au niveau des horaires. J’entends aussi que plusieurs arbitres ne sont pas disponibles le samedi soir, ce qui ne facilite pas la tâche.» 

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Plusieurs artistes du sifflet le diront: c’est souvent agréable d’arbitrer des matchs de hockey scolaire. Sans rien enlever aux parents bénévoles de certaines catégories du hockey civil, les entraîneurs associés à une école sont souvent des éducateurs physiques ou des instructeurs de carrière, qui ont de meilleures connaissances et plus d’expérience. 

«Quand tu participes à un programme hockey dans une école, c’est lié à ton comportement, à tes résultats scolaires, explique M. Auger. Il y a un encadrement particulier.» 

Arbitres - Tableau de données

Bousculé dans l'arrondissement d'Anjou

À titre personnel, l’ancien arbitre de la Ligue nationale a vécu son lot d’abus verbaux au cours de sa carrière. Une seule fois, il a été bousculé. 

«Un spectateur, dans un corridor d’aréna à Anjou, a essayé de s’en prendre à l’arbitre et m’est passé à travers et je me suis retrouvé à plat vente. [...] J’avais peut-être la tête dure, j’étais passionné. Je n’ai jamais pensé à abandonner, mais des amis ont quitté, car ils n’étaient pas capables de tolérer ça.» 

M. Auger rappelle que contrairement aux athlètes, les arbitres n’ont pas d’entraînement. Ils apprennent pendant les matchs. 

«Pas plus tard qu’hier, j’ai vu une vidéo où un parent engueulait un jeune arbitre qui avait un brassard vert [qui signifie qu’il est mineur dans d’autres provinces]. Mais quel parent pense qu’une partie de hockey est si importante que tu peux te permettre ce genre de comportement?» 

«Pas obligé de virer l’aréna à l’envers»

«Si un parent s’inquiète de l’intégrité physique de son jeune sur la patinoire, s’il pense qu’il n’est pas en sécurité, il a toujours l’option de le retirer de la partie. Pas obligé de virer l’aréna à l’envers», martèle M. Auger. 

Le manque d’arbitres n’est pas différent des autres pénuries de main-d’œuvre aux yeux du collaborateur à TVA Sports.  

«Quand je vais dans un service au volant, je suis patient. Ce n’est pas la faute de la personne à la caisse s’il manque des employés. Il faut réaliser le contexte dans lequel on se retrouve. Le jeune arbitre sur la patinoire ne peut pas gérer une situation problématique comme le fait quelqu’un de 40 ans.» 

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