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20 000$ d’amende: la fois où Michel Bergeron s’est attiré les foudres de la LNH

L’ancien entraîneur a souvent eu maille à partir avec les officiels au cours de sa carrière

Michel Bergeron, alors entraîneur des Nordiques, avait quelques mots à dire à l’arbitre Bob Myers lors des séries de 1987.
Michel Bergeron, alors entraîneur des Nordiques, avait quelques mots à dire à l’arbitre Bob Myers lors des séries de 1987. Le Journal de Québec
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2023-07-08T04:00:00Z

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De nature émotive et impulsive, Michel Bergeron a souvent eu maille à partir avec des arbitres et, parfois, ses paroles ont dépassé ses pensées.

À l’époque où il a dirigé au sein de la LHJMQ et de la LNH, dans les années 1970 et 1980, il n’était pas rare de voir les entraîneurs debout sur la bande pour enguirlander les hommes rayés.  

À ce moment, il y avait seulement un arbitre en chef sur la glace, contrairement à deux maintenant, toujours accompagnés par deux juges de lignes, une nuance importante, selon le «Tigre». 

«Il y avait beaucoup de violence, beaucoup de punitions, rappelle le coach retraité. Il y avait moins d’arbitres et moins d’équipes alors on les revoyait souvent et on se connaissait.» 

«Quand il y en avait juste un, je savais avec qui je pouvais m’engueuler. Maintenant, avec le système à deux, les instructeurs ne savent pas toujours qui fait quoi», souligne celui qui jure que l’objectif n’était pas de donner un show

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L’ancien entraîneur des Nordiques de Québec et des Rangers de New York se souvient qu’il préparait son plan de match en fonction de l’arbitre de la rencontre. 

«Ils ne travaillaient pas tous de la même façon. Certains étaient intransigeants en début de rencontre, alors on disait aux joueurs d’être prudents en commençant», précise M. Bergeron. 

Jamais pardonné à Kerry Fraser

Ce n’est pas d’hier que le travail des officiels est critiqué. Impossible de ne pas évoquer l’arbitre Kerry Fraser quand on jase avec Michel Bergeron. Dans le cadre de l’intense rivalité entre Montréal et Québec, Fraser avait refusé un but à Alain Côté, du Fleurdelisé, lors du cinquième match d’une série entre les deux équipes qui était alors égale 2 à 2, le 28 avril 1987, au Forum. 

Plutôt que de prendre les devants 3 à 2 dans la rencontre et dans la série, les Nordiques ont vu le Canadien marquer dès la reprise du jeu. Le CH a ensuite atteint la finale d’association. 

Michel Bergeron était dans tous ses états quand l’arbitre Kerry Fraser a refusé un but à Alain Côté, lors des séries de 1987, face au Canadien.
Michel Bergeron était dans tous ses états quand l’arbitre Kerry Fraser a refusé un but à Alain Côté, lors des séries de 1987, face au Canadien. Photo d’archives / Le Journal de Montréal

«J’essaie de l’oublier, mais chaque jour, quelqu’un me le rappelle! raconte «Bergie». Ça va me hanter pour le reste de mes jours. Mais bon, ça fait aussi partie du folklore.» 

Le chroniqueur au Journal prétend qu’il a bien tourné la page sur ces événements, mais qu’il n’a pas pardonné à Fraser. 

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Une amende de 20 000$

Le grand défi pour Michel Bergeron, c’était de trouver un équilibre entre défendre ses joueurs et demeurer discipliné afin de ne pas nuire à son club. 

«Je lisais mes commentaires dans les journaux le lendemain et je me disais: "Ça ne se peut pas que j’aille dit ça". Mais je n’ai jamais été mal cité! Il fallait que je vive avec les conséquences», rigole-t-il aujourd’hui. 

Une bonne discussion avec l’arbitre avant le prochain match et le dossier était clos... jusqu’à la prochaine chicane! 

«Je me suis déjà excusé auprès de Bob Myers et Ron Fournier, entre autres. On comprenait que ça arrivait dans le feu de l’action», explique celui qui est fier de dire qu’il n’a jamais été expulsé d’un match dans la LNH. 

«Mais j’ai déjà été mis à l’amende pour 20 000$ par la LNH parce que durant une série face aux Flyers de Philadelphie, j’avais montré aux journalistes des séquences vidéo sur lesquelles les arbitres avaient manqué des calls. La Ligue était en furie!» 

Même lors d’une téléréalité sur la rivalité au hockey entre Montréal et Québec en 2010, Michel Bergeron avait des discussions animées avec l’arbitre Ron Fournier.
Même lors d’une téléréalité sur la rivalité au hockey entre Montréal et Québec en 2010, Michel Bergeron avait des discussions animées avec l’arbitre Ron Fournier. Photo d’archives / Didier Debusschere

Peter Stastny le ramenait à l'ordre

M. Bergeron a rapidement appris qu’il pouvait à l’époque grimper sur le banc, mais que les sacres n’étaient pas tolérés. Certains officiels préféraient notamment décerner une pénalité qui procurait un avantage numérique à l’adversaire plutôt que d’envoyer l’entraîneur aux douches. 

«J’étais hors de moi et j’avais demandé à Denis Morel de me mettre dehors. Mais il voulait simplement me donner un deux minutes. Mon capitaine avec les Nordiques, Peter Stastny, m’avait dit de me calmer!» 

«Un arbitre m’a déjà dit: "C’est vrai que j’ai fait des erreurs ce soir, mais je n’en ferai jamais autant que toi!" C’était un bon point.» 

Derrière le banc des Rangers de New York, Michel Bergeron a souvent piqué des colères, comme celle-ci au Forum de Montréal, en 1988.
Derrière le banc des Rangers de New York, Michel Bergeron a souvent piqué des colères, comme celle-ci au Forum de Montréal, en 1988. Photo d’archives / Pierre-Yvon Pelletier

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