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Dossier Pierre-Luc Dubois: le Canadien pas assez sérieux au goût des Jets

Getty Images via AFP
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2023-06-21T21:21:37Z

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Ce n’est pas parce que Pierre-Luc Dubois a fait connaissance avec Cole Caufield au Grand Prix du Canada qu’il se rapproche du Canadien. Au contraire, à ce stade-ci, rien n’indique qu’une transaction est imminente entre le Tricolore et les Jets de Winnipeg. 

Une source associée de près au dossier me dit que le CH devra se montrer plus sérieux dans ses offres s’il tient à mettre le grappin sur Dubois. Cette information ne me surprend aucunement.

Comme je l’écrivais plus tôt cette semaine, la monnaie d’échange et les demandes salariales de Dubois posent problème au Tricolore. 

Les Jets ne le laisseront pas partir pour une chanson même s’ils connaissent le souhait de Dubois de quitter Winnipeg au plus tôt. À titre de joueur autonome avec restriction, Dubois demeure leur propriété.

L’option la plus intéressante pour les Jets serait qu’ils mettent Dubois sous contrat pour une période de huit ans, pour ensuite l’échanger. Ce serait la meilleure façon pour la formation qui l'obtiendrait de s’assurer d'avoir les services de l’attaquant québécois à long terme.

Rappelons que Dubois célébrera son 25e anniversaire de naissance samedi, le jour de la fête nationale du Québec. 

Gros prix à payer

Qu’est-ce que les Jets demandent au Canadien?

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On s’en doute bien. Ils sont intéressés par les jeunes joueurs établis de la formation montréalaise et ses espoirs de premier plan.

Or, ils peuvent oublier Nick Suzuki et Cole Caufield, qui sont à l’abri d’une transaction. Avec des ententes à long terme en poche, ils sont devenus les pierres d’assise de l’équipe. C’est à eux, maintenant, qu’incombe la responsabilité de porter le flambeau.

L’équipe leur appartient. 

Mon petit doigt me dit que Hughes n’a aucunement l'intention non plus de se départir de Kaiden Guhle, de Jordan Harris, d’Arber Xhekaj ou encore de Logan Mailloux.

Échanger l’un de ces joueurs contreviendrait au programme de relance de l’équipe et la coupe Stanley demeure loin à l’horizon

La patience est de mise

Le plafond bougera peu.

Les exigences salariales de Dubois constituent un autre obstacle. Le Canadien pourrait difficilement justifier à Suzuki et à Caufield, qui grandissent avec l'équipe, le fait qu'un joueur arrivant d’une autre organisation touche plus d’argent qu’eux.

Autre embûche: il semble que les hausses du plafond salarial continueront à être modestes au cours des prochaines années. La banqueroute du réseau de télévision américain Bally Sports touche plusieurs équipes sportives aux États-Unis, et parmi elles, on en compte une douzaine de la LNH.

Cela va avoir un effet négatif sur les revenus de la ligue.

Au moment où on se parle, les équipes qui étaient liées avec Bally Sports ne possèdent aucun contrat de télévision local pour la prochaine saison. Mais ça n’empêcherait sûrement pas les Rangers de New York et les Kings de Los Angeles, qui sont intéressés par les services de Dubois, de faire son acquisition.

À une semaine du repêchage, mon informateur me signale que la liste des formations qui s'informent sur les demandes des Jets pour Dubois s’allonge. Mais il s’en trouverait aussi d’autres qui ne seraient pas convaincues des qualités de Dubois.

Pour quelle raison?

Parce que c’est la deuxième fois que Dubois demande à être échangé.

D’où cette réaction d’un ancien dirigeant d’une équipe de la LNH qui était encore en fonction dernièrement.

«Ne vous méprenez pas sur son talent, m’a raconté cette personne.

«Pierre-Luc Dubois est un bon joueur. Mais d’avoir demandé à être échangé deux fois fait de lui un lâcheur.»

Oupelaille!

Comme on dit, chacun son opinion.

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