Donald Trump veut que les voitures électriques disparaissent des États-Unis (et il a un plan pour y arriver)


Sarah-Florence Benjamin
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S’il est (ré)élu président des États-Unis cette année, Donald Trump promet de mettre des bâtons dans les roues... des voitures électriques. Après avoir demandé le soutien à l’industrie du pétrole et du gaz pour sa campagne, le candidat républicain veut éliminer les politiques mises en place par Joe Biden pour encourager la vente de véhicules électriques.
«Vous ne pourrez pas vendre ces voitures [électriques]», a lancé Donald Trump dans un rassemblement partisan en Ohio.
Le politicien a la ferme intention d’éliminer tous les crédits d’impôt liés à la construction et à l’achat de ces véhicules, en plus de revenir sur les politiques de réduction de la pollution automobile du président actuel, Joe Biden.
Ces politiques obligent notamment les constructeurs automobiles à réduire leurs émissions carbone de 56% d’ici 2032. L’objectif de ces mesures est de faire passer à plus de 50% la proportion de véhicules complètement électriques vendus aux États-Unis d’ici huit ans.
L’ancien président a aussi fait savoir qu’il comptait imposer une taxe de 100% sur les voitures électriques de compagnies chinoises en provenance du Mexique s’il était élu pour un deuxième mandat.
Pourquoi cette attaque en règle contre les véhicules électriques?
Donald Trump aurait demandé un milliard de dollars américains pour sa campagne à des dirigeants de compagnies pétrolières en échange de sa promesse d’abroger les politiques environnementales de Joe Biden, rapporte le New York Times.
Une industrie près du point de bascule
Même si Donald Trump est élu et qu’il finit par mettre ses menaces à exécution, cela ne signifierait pas la fin des voitures électriques aux États-Unis, selon plusieurs analystes.
En effet, il faut savoir que les ventes de véhicules électriques ne cessent d’augmenter chez nos voisins du Sud. Elles représentaient 7,6% des ventes de véhicules neufs en 2023 et on s’attend à ce qu’elles atteignent 10% en 2024. Même après un changement de politiques, il est donc peu probable que les constructeurs — qui ont investi en masse dans la construction de ces véhicules — fassent marche arrière.
Au Canada, le cap des 10% a également été franchi en 2023. Au Québec, ce sont 20,2% des véhicules nouvellement immatriculés qui étaient considérés comme «zéro émission» l’été dernier.
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Et les emplois?
Même au sein du Parti républicain de Donald Trump, la croisade du milliardaire contre la voiture électrique risque de ne pas faire l’unanimité.
Bon nombre des usines et des emplois créés par le boom de la construction de véhicules électriques se trouvent dans des États que pourrait viser Trump aux prochaines élections, comme la Géorgie. En 2020, Trump y a été battu par seulement 12 000 voix.
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Les véhicules électriques ne gagnent d’ailleurs pas en popularité que chez les démocrates. Les républicains de Californie se sont même prononcés en faveur de politiques facilitant l’achat de véhicules électriques et l’élargissement du réseau de stations de chargement électrique.
La demande pour la construction de bornes de chargement a connu sa hausse la plus marquée dans des États républicains comme le Texas ou la Floride, selon la vice-présidente de EVgo, une compagnie de Los Angeles qui opère et construit des bornes électriques.
Avec les informations du New York Times et Politico