Conseil de paix pour Gaza: Trump nomme Rubio et Blair, Mark Carney invité
AFP
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Donald Trump a dévoilé vendredi les membres de son Conseil de la paix pour Gaza, dont le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Le premier ministre canadien Mark Carney aurait également été invité à y siéger.
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L'émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner, homme d'affaires et médiateur officieux du gouvernement Trump, ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga.
La liste de sept personnalités - dont cinq Américains - composant ce que la Maison Blanche appelle le «founding executive board» comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d'investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.
Chacun d'eux va «superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l'attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital», selon le communiqué.
Donald Trump avait promis, avec son emphase habituelle, le «plus grand et prestigieux conseil jamais assemblé».
Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l'on savait destiné à un rôle important, sera Haut représentant pour Gaza, a annoncé la Maison-Blanche. Et le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.
Le déploiement de cette force, prévu par le plan Trump, doit permettre d'aider à sécuriser Gaza et de former des unités de police palestiniennes.
Carney invité à se joindre au Conseil
Le premier ministre canadien Mark Carney a été informé avant le décollage d’un déplacement officiel que le président Donald Trump l’a invité à rejoindre le «Board of Peace» (le «Conseil de paix» pour Gaza) et qu’il compte accepter l’invitation, selon la journaliste Matina Stevis-Gridneff, cheffe du bureau canadien du New York Times.
We are departing Beijing with PM Carney, 11-hour flight to Doha, then Davos Monday.
— Matina Stevis-Gridneff (@MatinaStevis) January 17, 2026
Just before take-off we were briefed the PM has been invited to join President Trump’s Board of Peace (Gaza) & he plans to accept. He will be joining Rubio, Witkoff, Kushner, Blair & others.
Il siègerait ainsi aux côtés notamment de Marco Rubio, Steve Witkoff, Jared Kushner, Tony Blair et d’autres membres du conseil.
- Reconstruction -
L'annonce coïncide avec le début des travaux du comité technocratique palestinien récemment formé pour administrer temporairement la bande de Gaza, et qui travaillera sous la supervision de ce conseil.
Les travaux de reconstruction «s'appuieront essentiellement» sur le plan égyptien arabo-islamique, a affirmé le président du comité, Ali Shaath, ingénieur et ancien vice-ministre palestinien, dans un entretien à la chaîne de télévision égyptienne al-Qahera News, réputée proche des services de renseignement égyptiens.
Ce plan avait été adopté en mars 2025, avec le soutien des pays européens, en réponse au projet alors avancé par M. Trump d'une prise de contrôle du territoire palestinien par les Etats-Unis pour en faire la «Riviera du Moyen-Orient» après en avoir expulsé les habitants.
Sur le terrain, l'armée israélienne a affirmé avoir mené jeudi des frappes en riposte à des tirs plus tôt cette semaine contre ses troupes dans le sud du territoire palestinien, qu'elle a qualifiés de «»violation flagrante«» du cessez-le-feu.
Dans un communiqué, le Hamas a de son côté accusé Israël d'avoir commis une «nouvelle violation» du cessez-le-feu avec ces raids, qui ont fait au moins sept morts selon la Défense civile de Gaza, une organisation de premiers secours opérant sous son autorité.
La deuxième phase du fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre sous la pression des États-Unis prévoit le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la Force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l'ONU en novembre.