Donald Brashear acquitté sur toute la ligne des accusations de voies de fait qui pesaient contre lui
L'ex-hockeyeur avait subi en mai un procès sur des allégations de comportements violents envers une femme


Pierre-Paul Biron
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Donald Brashear est acquitté des accusations de voies de fait causant des lésions et par étranglement, en plus de harcèlement criminel, qui pesaient contre lui. La juge conclut que le témoignage de la plaignante « manque de crédibilité ».
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« À trop vouloir convaincre, on perd en crédibilité. »
Voilà la conclusion sans équivoque à laquelle en est venue la juge Marie-Claude Gilbert à l’évaluation des témoignages contradictoires de la plaignante et de Donald Brashear lors de ce procès de deux jours qui s’est tenu en mai.
Le ministère public reprochait à l’ex-hockeyeur professionnel divers épisodes de violence envers la plaignante, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.
Dans sa décision, la juge Marie-Claude Gilbert a souligné la reconnaissance de Brashear de diverses disputes lors de ces événements, retenant la fiabilité de la version de l’accusé contre les contradictions de celle de la femme.
« Le témoignage de l’accusé est clair, raisonnable et exempt de contradiction. [...] Il ne cherche pas à minimiser les faits et reconnaît d’emblée ce qui pourrait le faire mal paraître », a tranché la magistrate.

Versions contradictoires
Le jugement fait état de plusieurs incohérences ou incompatibilités dans la version des divers événements donnée par la plaignante.
Dans son analyse, la juge Gilbert a notamment souligné la volonté de la femme à dépeindre « très négativement » l’accusé de 54 ans sur des sujets accessoires au litige ou le fait qu’elle donnait l’impression de vouloir « ajuster sa mémoire ».
« On est en droit de se questionner sur sa réelle motivation », souligne la juge, qui a rappelé dans son résumé de la preuve que l’ex-hockeyeur soutenait avoir été menacé de représailles par la plaignante.
« Madame lui a fait des menaces “de lui nuire”. Elle menace de remettre des photos de ses blessures aux journalistes. »
La femme alléguait notamment des coups au visage et un épisode d’étranglement.
Dans sa défense, Donald Brashear reconnaissait certains conflits avec la femme, mais assurait que ses gestes visaient exclusivement à se protéger des coups de celle-ci ou à « neutraliser son agressivité ».
« Elle donne l’impression d’une exagération pour accabler davantage l’accusé et se donner plus de crédibilité », a analysé la juge Gilbert.
Soulagé
À sa sortie de la salle de cour, l’avocate de Donald Brashear a souligné le soulagement de ce dernier face au verdict d’acquittement.
« C’était important pour mon client de faire la lumière sur cette situation-là, qui a eu d’importantes conséquences sur sa vie, tant personnelle que professionnelle. Aujourd’hui, monsieur peut aller de l’avant et partir d’ici la tête tranquille », a confié Me Stéphanie Pelletier-Quirion.

Le ministère public était représenté dans cette affaire par Me Geneviève Bédard.
Donald Brashear a cumulé un peu plus de 1000 matchs dans la Ligue nationale de hockey avec cinq équipes, dont le Canadien de Montréal. Il a conclu sa carrière à Jonquière dans la Ligue nord-américaine de hockey.