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Dominique Anglade est ralentie par d'autres tuiles

2022-08-31T17:36:32Z

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La cheffe libérale Dominique Anglade qui souhaite passer à l’attaque a encore dû réparer les pots cassés par ses candidats. L’un a déclaré qu’il est pour le 3e lien d’Éric Duhaime à Québec et une autre s’est désistée dans la circonscription de Mégantic. 

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«On joue à l’offensive», a déclaré la cheffe, mercredi matin. 

Or, la quatrième journée de campagne électorale de Dominique Anglade a commencé de la même manière qu’elle s’est terminée, hier... aux prises avec des embûches. 

Elle a premièrement dû défendre la position sur le 3e lien de son candidat Sylvain Lemieux dans Côte-du-Sud. Ce dernier a affirmé à notre Bureau parlementaire qu’il «ne pouvait pas être contre» le projet de ponts et d’autoroute sur l’île d’Orléans proposé par le parti conservateur du Québec. «Il est peut-être plus écologique de faire un pont, que de briser bien des battures [pour un tunnel]. Et, je regarde les coûts aussi. À la hauteur de l’île d’Orléans, il y a les traverses d’Hydro-Québec», a-t-il indiqué, remettant en doute la pertinence du tramway à Québec.

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Écoutez l'édito de Yasmine Abdelfadel diffusé chaque jour en direct via QUB radio: 

Mme Anglade croit que son candidat a toujours sa place au sein de sa formation. 

«Ce n’est certainement pas moi qui vais museler des candidats», a-t-elle affirmé, en marge de son annonce du jour sur la gratuité des programmes scolaires particuliers.  

«Par contre, on s’entend tous sur une chose, il faut des études avant de déclarer comment on compte voir un 3e lien.» 

Pourtant, en janvier dernier, la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, avait annoncé qu'elle tournait définitivement le dos au projet de troisième lien.  

Puis, la semaine dernière, elle a ouvert la porte à un tunnel sous-fluvial pour son projet de tramway entre Québec et Lévis, tout en qualifiant le 3e lien caquiste de «trou dans le fleuve» à plusieurs milliards $.  

«Notre plan il est clair, un tramway est-ouest et un tramway également nord-sud qui se rend jusqu’à Lévis», a-t-elle souligné, assurant qu’elle n’était pas en porte-à-faux avec ses candidats et les militants libéraux de la Rive-Sud de Québec.  

Désistements 

Puis, une autre candidate, cette fois dans Mégantic, s’est désistée. «Encore une fois, il y a plein de raisons personnelles... La politique c’est un sport extrême», a-t-elle mentionné. Ratiba Fares aurait renoncé pour des raisons professionnelles.  

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Depuis dimanche, l’absence de candidat dans plusieurs circonscriptions a fait ombrage à la campagne de Mme Anglade. 

«Écoutez, sur les candidatures, on va avoir 125 candidats. Il y a eu des cas particuliers où il y a eu certaines personnes, pour des raisons personnelles [qui ont] fait une croix [sur la campagne]», a-t-elle répété mercredi matin.  

Pour l’instant, il y a 109 candidats dans les rangs libéraux.  

L’organisation libérale, longtemps reconnue comme l’une des mieux huilées, semble avoir du mal à se mettre en route. Des ex-élus et organisateurs de la formation ont affirmé que le parti a négligé l’organisation militante depuis longtemps.  

«Lorsque je suis devenue cheffe de notre formation politique, je n’ai pas pensé que ça serait facile. Il y avait énormément de renouveau qu’on devait faire et mettre de l’avant. Mais je suis très fière de l’équipe qu’on a aujourd’hui», a-t-elle souligné. «Il y aura toujours des objectifs à atteindre.» 

Lundi, deux personnes (Vanier Les-Rivières et Richmond) ont retiré leur candidature et Mme Anglade a dû se départir de sa directrice de la recherche, Julie White, pour que cette dernière joue le rôle de candidate dans le comté de Jean-Talon. 

Les libéraux ont également eux des problèmes avec leur candidat dans Vachon et Charlesbourg. 

Candidats embarrassants 

Mme Anglade ne regrette pas d’avoir commencé sa campagne à Québec sans y avoir tous ses candidats, où elle se retrouve à 6% dans les sondages. Elle assure qu’il n’y a aucun problème de cohérence au cœur de sa formation.  

Cependant, depuis le début du marathon électoral, la cheffe doit constamment réagir et défendre des candidats qui font des déclarations étonnantes allant à l’encontre de sa vision. 

Dimanche, le candidat dans Acadie, André A. Morin, a affirmé que le déclin du français n’est pas inquiétant parce qu’il y a assez de mesures en place au Québec pour assurer sa survie. 

Lundi, le candidat dans Jean-Lesage, Charles Robert, a dit que la langue parlée à la maison «n’est pas un bon indicateur» du déclin du français. 

Mardi, son candidat Côte-du-Sud a déclaré vouloir un 3e lien sur l’île d’Orléans. 

«Le message, il est très clair par rapport à la langue française, par rapport au tramway», a-t-elle réitéré, ne craignant pas que les problèmes vécus par son parti depuis le début de la campagne lui collent à la peau.  

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