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Djokovic ne sera pas à Indian Wells

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-03-09T23:15:44Z
2022-03-10T04:53:23Z

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Cette fois, la «saga Djokovic» aura été de courte durée. Son forfait du tournoi d’Indian Wells a été annoncé mercredi, environ 24 heures après que le nom du numéro 2 mondial eut été inscrit contre toute attente au tableau principal du premier Masters 1000 de la saison.

Pourtant, dans les dernières semaines, il semblait évident que Novak Djokovic serait absent du prestigieux tournoi, dont les premiers matchs du grand tableau ont été disputés mercredi.

Pour entrer aux États-Unis, le Serbe devait présenter une preuve comme quoi il était doublement vacciné contre la COVID-19.

Ce qu’il n’est pas: à maintes reprises par le passé, l’homme aux 20 titres du Grand Chelem a dit ne pas souhaiter être vacciné, affirmant même récemment à la BBC qu’il préférait faire l’impasse sur des tournois plutôt que de recevoir un des vaccins contre son gré.

Dans le tableau

Mais mardi, le doute sur sa présence a commencé à poindre quand son nom est apparu tout au bas du tableau principal de l’événement, là où se trouve toujours le deuxième favori.

Djokovic tentait-il d’obtenir une exemption, comme il avait cherché à le faire, en vain, en Australie, pour avoir sa chance de mettre le grappin sur de précieux points au classement et les quelque 1,5 million $ remis au vainqueur?

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Les organisateurs du tournoi avaient alors dit qu'ils étaient en contact avec l’équipe du «Djoker», mais qu’il était «incertain qu’il puisse participer à l’épreuve, car il [devait] obtenir l’approbation du CDC [Centre de prévention et de lutte contre les maladies] afin d’entrer au pays».

La fin du suspens

Contrairement à ce qui s’est passé, en janvier, en marge des Internationaux d’Australie, le suspense n’a cette fois pas duré. En fin d’après-midi mercredi, le tournoi a annoncé le forfait de l’ex-numéro 1 mondial.

Le Bulgare Grigor Dimitrov a pris sa place au bas du tableau et un «lucky loser» – un joueur ayant perdu au dernier tour des qualifications – obtiendra sa place.

Sur ses réseaux sociaux, Djokovic a expliqué qu'il avait été «automatiquement inscrit» au tournoi, mais qu’il savait qu’il était «improbable» qu’il fût «en mesure de voyager» jusqu’en Californie.

Il a mentionné qu'il voulait toutefois attendre avant d’annoncer son forfait, compte tenu du fait que «les règles internationales concernant la COVID sont souvent amendées».

Mais, «le CDC a confirmé que les règles n’allaient pas changer, alors je ne serai pas en mesure de jouer aux États-Unis», a-t-il poursuivi, souhaitant «bonne chance» à tous les joueurs qui seront en action.

Le Serbe a annoncé qu’il sera absent aussi du Masters 1000 de Miami, un autre tournoi d’envergure qui débute le 23 mars.

En vertu de son forfait de dernière minute, la portion du bas du tableau sera déséquilibrée. Andrey Rublev, qui jouera sous bannière neutre, sera le joueur le mieux classé, lui qui est septième favori.

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Le Québécois Félix Auger-Aliassime, neuvième tête de série, aurait d’ailleurs pu affronter Djokovic s’ils avaient tous deux atteint le carré d’as.

Un seul tournoi

Interdit d’entrée dans plusieurs pays en raison de son statut vaccinal, le joueur de tennis le plus en vue des dernières années n’a disputé qu’un seul tournoi cette saison, à Dubaï, à la fin de février.

Peut-être en manque de matchs, Djokovic s’est vu montrer la porte de sortie en quarts de finale par le surprenant Tchèque Jiri Vesely, 123e mondial. Il a par la suite perdu son titre de roi du circuit au profit du Russe Daniil Medvedev.

Son absence du tournoi australien lui a coûté de nombreux points au classement, lui qui était le champion en titre. Elle a aussi coûté une partie de sa réputation: Djokovic s’était présenté à Melbourne croyant qu’il pourrait jouer parce qu’il avait contracté la COVID-19 en décembre.

Il a d’abord été placé en détention, puis il a été relâché par la justice et a pu s’entraîner sur le site de l’Open d’Australie. Mais le gouvernement du pays a invalidé cette décision, après quoi le Serbe a été déporté à la veille du tournoi, au terme de ce qui aura été une véritable saga s’étirant sur plus d’une semaine.

De retour à Monte-Carlo

Peu avant sa rentrée aux Émirats arabes unis, Djokovic a déclaré, en entrevue à la BBC, qu’il «espérait que certains pays changent leur règle concernant la vaccination», parce qu’il souhaitait «jouer encore longtemps».

Il a ajouté: «Selon mes principes, les décisions que je prends concernant mon corps sont plus importantes que n’importe quel titre. Je tente d’être en symbiose avec mon corps le plus possible».

Cette opinion tranchée leur aura coûté son partenariat avec la marque automobile Peugeot. Celui qui le lie à l’équipementier Lacoste pourrait être en péril aussi. La compagnie française vient d’annoncer la signature de l’Américaine Venus Williams à titre d’ambassadrice.

Absent du circuit jusqu’à la fin de mars au moins, Djokovic devrait jouer son prochain tournoi sur la terre battue de Monte-Carlo, à compter du 10 avril. La France a allégé ses règles en matière de vaccination, ce qui pourra également permettre au joueur de défendre son titre à Roland-Garros, en mai.

Tombé au deuxième rang mondial pour la première fois en deux ans, Novak Djokovic pourrait tout de même regagner la plus haute marche du trône d’ici la fin du tournoi d’Indian Wells, malgré son retrait. Une défaite de Medvedev en quarts de finale ou avant lui redonnerait la première place.

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