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Divertissant? Assurément

C’est ça le Canadien qu’on observe depuis le début de la saison. Une formation qui ne baisse pas les bras. Une équipe imprévisible, mais divertissante.
C’est ça le Canadien qu’on observe depuis le début de la saison. Une formation qui ne baisse pas les bras. Une équipe imprévisible, mais divertissante. Photo AFP
Photo portrait de Yvon Pedneault

Yvon Pedneault

2022-10-31T09:00:00Z

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À 3-1 en faveur des Blues de St. Louis, la deuxième période vient à peine de prendre son envol, pas si longtemps, on aurait probablement choisi de faire autre chose que de regarder la télé et le match.

Mais, maintenant, on se dit : bon si j’attendais encore quelques minutes. Nick Suzuki semble en belle forme. Cole Caufield nous réserve-t-il quelques surprises ? Va-t-il marquer un but qui pourrait changer la donne ?

Oups !... Suzuki et Caufield se manifestent.

Le Canadien revient dans le match...

Un scénario inimaginable l’an dernier. Ce n’est plus le cas parce que cette jeune troupe est animée par un désir de bien réussir.

Et samedi, encore une fois les efforts ont été récompensés.

Suzuki a semé la confusion chez la brigade défensive de l’adversaire. Caufield marque deux buts, dont un sur une passe, un jeu remarquable de la part du capitaine du Canadien.

Et l’attaque à cinq qui débloque et qui fait basculer le momentum du côté du Tricolore.

Cette fameuse attaque qu’on qualifiait d’attaque impuissante.

Il a fallu qu’un patineur de 18 ans sonne la charge avec un tir foudroyant. Juraj Slafkovsky a d’ailleurs attiré l’attention de son entraîneur. 

« Il aime le hockey, on le voit tous les jours quand il se présente dans le vestiaire. On peut aimer son sport, mais le connaît-on ? Son absence lui a permis d’observer les matchs depuis la galerie de la presse. Il a pris des notes, il a appris des choses qu’il ignorait, et le plus important, c’est qu’il a mis en pratique ce qu’il a vu et ce qu’on lui enseigne. Il a disputé un solide match ce soir. »

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Attaque à cinq

À propos de l’attaque à cinq, l’entraîneur a bien défendu sa cause sans prononcer le nom de Mike Hoffman.

« C’est une chose de profiter d’une supériorité numérique. Mais encore faut-il savoir lire le jeu. Savoir ce que la défensive adverse t’offre comme option. Au cours des derniers jours, on a travaillé sur quelques éléments. Par exemple, pourquoi effectuer plusieurs passes avant de tirer au filet ? Deux ou trois passes devraient suffire. On a appliqué une pression en s’échangeant bien la rondelle, mais surtout en se faufilant dans la zone privilégiée. »

Le Canadien a joué le rôle de l’envahisseur.

Aucun moment de répit n’a été consenti aux Blues qui, avant le début du match, dominaient la ligue au chapitre des résultats en infériorité numérique.

Et Hoffman ? Passons.

L’entraîneur a habilement détourné le sujet sur la performance de Christian Dvorak, s’attardant sur l’impact qu’il exerce au sein de la formation. On découvre Dvorak. Avant de débarquer à Montréal, il évoluait dans l’anonymat en Arizona. Et, à sa première saison avec le Canadien, il a passé beaucoup de temps à l’infirmerie.

Mais, c’est ça le Canadien qu’on observe depuis le début de la saison.

Une formation qui ne baisse pas les bras.

Une équipe imprévisible, mais divertissante.

Progression

C’est une jeune formation qui progresse rapidement. À preuve, plus de 80 % de la production de l’équipe s’explique par les résultats affichés par les joueurs de 23 ans et moins.

Les dirigeants de l’équipe s’attendaient-ils à un tel début de saison ? Probablement sont-ils tout aussi étonnés que les partisans de la formation. Probablement sont-ils impressionnés par le caractère et la détermination démontrés par ce groupe.

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Ils veulent implanter une nouvelle culture au sein de l’organisation, mais encore faut-il miser sur un personnel approprié. Il semble bien qu’on ait joué les bonnes cartes.

La saison est jeune. Mais, pour l’instant, le Canadien joue dans la cour des grands. Il compte plus de victoires que les Maple Leafs, que les Rangers, que les Penguins. Autant de victoires que les Hurricanes, que le Lightning.

Tout de même impressionnant. 

Un message clair... 

Habituellement, quand une équipe est empêtrée dans un bourbier comme c’est le cas des Canucks de Vancouver – et à Toronto, on se questionne présentement sur le caractère des meilleurs joueurs de l’organisation – on va blâmer l’entraîneur.

On revient toujours à cette théorie. On peut difficilement échanger 23 joueurs... donc, c’est l’entraîneur qui écope.

La semaine dernière à Vancouver, selon les informations recueillies par le réseau Sportsnet, Patrik Allvin, le directeur général, a rencontré plusieurs joueurs de la formation pour les informer qu’ils ne sont pas à l’abri des changements qu’étudient les décideurs de l’équipe si jamais la situation ne s’améliore pas.

« Il est trop facile de blâmer l’entraîneur. Je vous avise que ça ne passe pas chez les dirigeants. Nous étudions plusieurs scénarios et des changements au niveau des effectifs sont des options que nous envisageons. À vous d’y voir. »

Et Allvin, dit-on, s’est fait très convaincant dans ses propos.

Les Canucks ont gagné leurs deux derniers matchs.

C’est différent à Toronto

La situation est différente à Toronto. Kyle Dubas écoule la dernière année de son entente et les Leafs préfèrent attendre à la fin de la saison pour prendre une décision, à savoir s’il mérite une prolongation. Peut-il créer le même impact auprès des joueurs ?

Doit-on reprocher à Sheldon Keefe d’avoir mal réagi en début de saison en critiquant ses joueurs étoiles après des défaites contre le Canadien et les Coyotes de l’Arizona ?

Devait-il se rétracter deux jours plus tard ? Absolument pas.

A-t-il démontré justement un manque de leadership ? Assurément.

Toujours est-il que Auston Matthews n’a marqué que deux buts jusqu’à maintenant, que la brigade défensive soulève plusieurs interrogations et que Dubas a pris les mauvaises décisions relativement au recrutement de nouveaux joueurs.

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