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Disqualification de Denis Shapovalov: «Les règles doivent changer» – Vasek Pospisil

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-08-04T22:41:46Z

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Vasek Pospisil défend depuis longtemps les joueurs de tennis et, dimanche, il ne s’est pas gêné pour dénoncer le traitement réservé à son compatriote Denis Shapovalov, disqualifié pour avoir injurié un spectateur après avoir reçu un avertissement en quarts de finale à Washington, vendredi.

Pospisil ne veut pas du tout excuser les gestes et les propos de Shapovalov, puisque les règles sont claires: «Tu ne peux pas casser ta raquette ou dire des mauvais mots».

Pour l’un des cofondateurs, avec Novak Djokovic, de l’Association des joueurs professionnels de tennis, une organisation indépendante de l’ATP, le problème réside dans le fait qu’un joueur disqualifié perd tous les points de classement accumulés durant le tournoi ainsi que sa bourse.

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«Les conséquences sont les mêmes si tu envoies involontairement la balle chez les spectateurs ou si tu frappes un partisan à la tête! [...] Je pense qu’on peut pénaliser le joueur fautif, qui déjà n’a plus aucune chance de gagner le tournoi, ce qui est terrible, en lui donnant une amende», a suggéré Pospisil lors d’une conférence de presse au stade IGA de Montréal.

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«Les règles doivent changer. C’est dommage et ce n’est pas juste de tout perdre après tout le travail accompli durant la semaine», a-t-il dénoncé en français avant de préciser sa pensée en anglais.

«C’est une disgrâce!»

Le Britanno-Colombien a ciblé l’ATP, regrettant qu’un seul point de vue soit parfois pris en considération pour rendre une décision qui peut avoir de lourdes conséquences.

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«J’ai souvent vu dans les Challengers des joueurs être mis à l’amende pour des situations ridicules. Ils doivent payer 20 000$ pour avoir fait rebondir leur raquette, alors qu’ils ne font pas un sou.»

«C’est une disgrâce! Les joueurs ont sacrifié leur vie depuis l’âge de 5 ans, s’entraînant à temps plein pour atteindre ce calibre. C’est un des sports les plus exigeants et tu es traité de la sorte», a ajouté le Canadien, qui voit la «frustration le gagner en entendant des histoires de la sorte».

«Peut-être que c’est le temps pour moi de me retirer!» a-t-il blagué.

Une pénalité... pour lATP?

Plus tôt cette saison, Andrey Rublev a été disqualifié en demi-finale à Dubaï pour avoir insulté en russe un juge de lignes – qui disait comprendre la langue – à deux pouces de son visage. Après avoir porté sa cause en appel, il avait pu récupérer ses points et sa bourse.

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«Où est la pénalité pour l’ATP ou le juge de lignes? a demandé Pospisil. [...] Le problème, c’est que l’organisation ne comprend pas, car la majorité des dirigeants n’ont pas joué.»

Le Bulgare Grigor Dimitrov a déjà subi le même sort, en 2016, sur un point de match lors de la finale à Istanbul. Son exclusion après avoir brisé trois raquettes avait permis à l’Argentin Diego Schwartzman de signer un premier triomphe.

«Est-ce que je le méritais? Absolument! a reconnu Dimitrov, samedi, lors du tirage dévoilant le tableau principal à Montréal. C’est un peu la nature de notre sport, on atteint des niveaux élevés d’émotion.»

«C’était son premier titre et je me suis excusé dans le vestiaire», a raconté le 10e joueur mondial, qui s’est promis de «ne plus refaire une telle chose».

Contre le 22e mondial

Pour en revenir à Pospisil, il a principalement joué au sein du circuit Challenger, l’antichambre de l’ATP, cette saison, s’inclinant notamment à la mi-juillet au premier tour à Granby. 

Le vétéran de 34 ans a eu l’honneur de recevoir un laissez-passer pour le tableau principal des organisateurs montréalais et il croisera le fer avec l’Américain Sebastian Korda, 22e mondial. 

Ce dernier a d'ailleurs remporté la finale à Washington, dimanche, comme son père Petr l'avait fait en 1992. Le jeune Korda a disposé de Flavio Cobolli 4-6, 6-2 et 6-0. 

L'italien, 33e au monde, affrontera mercredi soir Félix Auger-Aliassime, 14e favori à Montréal.

«Chaque match cette semaine sera difficile parce que je n’ai pas beaucoup compétitionné sur le terrain. C’est la première fois depuis février dernier que mon corps est bien et que je peux servir normalement. Ça change tout, tant physiquement que mentalement. Il faut juste aller chercher du momentum et laisser tout sur le terrain. Honnêtement, c’est positif, car ça fait longtemps que je ne m’étais pas senti comme ça sur le terrain», a dit Pospisil avec optimisme.

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