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Discours de Trump: «C’est Grand-papa Simpson sur les stéroïdes»

Photo portrait de Yannick Beaudoin

Yannick Beaudoin

2026-03-09T19:09:33Z

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Donald Trump est très difficile à suivre et on peut s’attendre à peu près à tout de son discours prévu lundi, en fin de journée, estime un spécialiste de la politique américaine.

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Le président américain, qui est présentement à Miami, doit prendre la parole à 17h30. Celui-ci en a fait l’annonce sur son réseau Truth Social, mentionnant avoir eu de « nombreuses réunions importantes et des appels » au cours de la journée.

Il y a fort à parier que la guerre au Moyen-Orient et la hausse marquée du prix du pétrole feront partie des enjeux abordés par Donald Trump.

« Je rappelle que ça ne fait pas 10 jours que Donald Trump faisait des discours tonitruants sur à quel point, depuis qu’il est là, jamais l’essence n’a coûté aussi peu cher, fermez les guillemets », souligne le membre associé à la chaire Raoul-Dandurand Guillaume Lavoie, en entrevue à TVA Nouvelles.

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Capture d'écran LCN
Capture d'écran LCN

Ce dernier estime qu’il faut prendre avec un grain de sel les déclarations du président américain.

« Si vous voulez devenir schizophrène, écoutez les discours de Donald Trump et considérez que ça, c’est vrai pour la suite. Alors sinon, c’est un peu comme la Bourse : ça change beaucoup et vous êtes mieux de prendre une posture à long terme », lance le spécialiste en politique américaine.

Pour le reste, bien malin est celui qui peut prédire ce que dira Donald Trump lundi soir, affirme Guillaume Lavoie, qui avoue être encore sous le choc du discours du président américain samedi lors du sommet du « Bouclier des Amériques ».

« C’est Grand-papa Simpson sur les stéroïdes. Il y avait un peu du grand n’importe quoi », estime-t-il.

AFP
AFP

Le spécialiste de la politique américain est d’avis qu’il y a plusieurs questions très précises en lien avec la situation au Moyen-Orient qui demeurent sans réponses.

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« Quels sont les critères de réussite ou d’échec ? Le nouveau guide suprême vient de dire : “On peut endurer ça pour un autre six mois”. C’est assez intéressant. Les Israéliens doivent se dire : “C’est parfait. Nous, on peut endurer ça six mois et un jour sans aucun problème”. Je ne suis pas sûr que le peuple américain est prêt à la même distance, à la même durée », explique M. Lavoie.

Lors de la première semaine de frappes américaines en Iran, Donald Trump avait annoncé qu’il voulait que le conflit ne dure pas plus de cinq semaines.

« Il est aussi possible que Trump, sentant la soupe devenir chaude, déclare la victoire ce soir en disant : “C’est réglé. Il n’y a plus de problème, circulez, il n’y a rien à voir” pour essayer d’éviter la suite », affirme le membre associé de la chaire Raoul-Dandurand.

« À date, on a entendu de tout, d’une intervention chirurgicale par les airs à un changement de régime, à pas de soldats au sol jusqu’aux soldats au sol. Et entre les deux, toutes les sortes de figures étaient possibles. Ça pourrait être seulement un contrôle aérien maritime un peu à la vénézuélienne, rendre possible ou impossible l’exportation du pétrole par voie maritime provenant de l’Iran, et là essentiellement de faire sécher l’Iran sur le plan financier en l’empêchant d’exporter son pétrole », ajoute-t-il.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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