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Dire que certains ont douté de Nick Suzuki...

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Photo portrait de Antoine Roussel

Antoine Roussel

2026-02-20T05:00:00Z

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Quelques heures avant que le Canada affronte la Tchéquie aux Jeux olympiques, certains pensaient que Nick Suzuki serait laissé de côté pour les quarts de finale.

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Le capitaine du Canadien a fait abstraction du bruit ambiant de manière incroyable. Il a joué ce match avec prestance.

Depuis le début du tournoi, même Brad Marchand le dit : Suzuki effectue les petits jeux qui changent la donne.

Et des petits jeux qui changent la donne, il en a réussi deux au moment où ça comptait le plus pour le Canada.

Sur le but égalisateur, il a envoyé une rondelle en fond de territoire, ce que le Canada avait de la misère à faire depuis le début du match sans que le gardien n’y touche. Pas une, mais deux fois, avec un bon échec avant.

La parfaite simplicité

C’était un jeu simple, mais ce que Suzuki a compris, c’est que même si tu es aux Jeux olympiques avec les meilleurs joueurs au monde, tu n’as pas besoin de te compliquer la vie.

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La simplicité, c’est l’ultime perfection. Les choses compliquées, elles vont arriver d’elles-mêmes par la suite.

J’ai trouvé que Suzuki avait fait preuve d’un sang-froid incroyable. Il ne restait pas beaucoup de temps au match. Le Canada avait besoin du but égalisateur.

C’est vraiment le classique Nick Suzuki. Il s’est levé au bon moment. Il n’avait pas de grosses statistiques avant cette rencontre, mais on s’en fiche qu’il n’obtienne pas de points dans une victoire de 10 à 2.

Ce qui compte, c’est qu’il soit là quand l’équipe perd 3 à 2 et qu’il reste quelques minutes à faire au match. Quand ça te prend un but et que tu as besoin de tes meilleurs joueurs.

La blague à point de Luongo

Parlant de bruit ambiant, Mitch Marner qui marque le but de la victoire en prolongation pour le Canada pendant qu’à Toronto, les Maple Leafs croupissent au bas-fond du classement... Il n’y a rien de plus jouissif pour un partisan du Canadien.

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J’ai tellement ri du commentaire qu’a écrit Roberto Luongo sur son compte X, peu après le match : « Marner est né pour porter cette feuille d’érable sur sa poitrine. »

C’est sûr que les fans des Maple Leafs, eux, ont la langue à terre.

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Est-ce que les Maple Leafs croyaient que trouver un autre marqueur de 100 points, c’était aussi facile ? Ils constatent que non, en ce moment.

Marner n’a pas toujours été parfait à Toronto, surtout pas en séries, mais ce gars est dominant. Et ce n’est pas la première fois qu’il le montre dans les grands moments en réalisant un jeu exceptionnel.

En finale de la Confrontation des 4 nations, il avait dirigé une passe sensationnelle vers Connor McDavid, qui était seul dans l’enclave, et boom ! Le Canada avait marqué.

La suite s’annonce encore mieux

Maintenant, le Canada peut-il se priver de Sidney Crosby pour le reste du tournoi, s’il s’avère que sa blessure est sérieuse ? Probablement.

Est-ce que le Canada préfère avoir Sidney Crosby pour le reste du tournoi ? Assurément.

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N’empêche que l’équipe a la profondeur nécessaire pour se débrouiller sans lui. Tu as d’autres joueurs qui vont faire le travail.

Ils l’ont prouvé mercredi, dans l’adversité. Une adversité qui n’était pas anormale, cela dit. Ces gars-là forment une nouvelle équipe. Ils ont joué trois matchs ensemble avant d’affronter la Tchéquie.

Ils ont trouvé des solutions, ce qui, selon moi, fera toute la différence pour le reste du tournoi. Le match de mercredi ne me décourage pas pour la suite : au contraire, il m’encourage.

Propos recueillis par Jessica Lapinski

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