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Vaccination : La pharmacienne Diane Lamarre répond à vos questions

TVA Nouvelles

2021-03-19T22:48:38Z

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Diane Lamarre, pharmacienne et professeure à l'Université de Montréal, répond à vos questions concernant la vaccination.

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«Quelles allergies les personnes qui se font vacciner devraient-elles mentionner?»

Elles devraient toutes les mentionner. On devrait se faire un petit papier avant de partir de la maison avec toutes les allergies qu’on a. Il faut comprendre que les trois vaccins qu’on a jusqu’à maintenant peuvent causer des réactions allergiques excessivement rares. On parle de cinq cas sur un million. N’importe quel vaccin peut donner des réactions allergiques.

«Est-ce que les personnes immunodéprimées ou qui prennent des immunosuppresseurs peuvent se faire vacciner sans crainte?»

Il y a plusieurs catégories. Les gens qui ont une maladie auto-immune, comme la polyarthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques, on vous recommande de consulter votre médecin pour qu’il analyse avec vous les avantages, les risques, les conséquences de la maladie et du vaccin. Pour ces personnes, en général, on recommande la vaccination quand même.

«Le Canada a reçu des doses d'AstraZeneca qui expirent le 2 avril. Est-ce qu'elles seront administrées à temps?»

Oui. On a déjà plus de 75% des doses qui ont été données en deux semaines. Il reste 25%. Ça va être donné avant qu’elles expirent.

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«Et ces centaines de milliers de doses offertes par les États-Unis, qui dormaient dans un entrepôt. Seront-elles encore bonnes?»

Oui, elles seront encore bonnes pour au moins deux mois et avec le déploiement qui est prévu, on va avoir le temps de donner ces doses-là. On nous a assuré qu’il n’y aurait aucune dose périmée qui serait donnée.

«Beaucoup de Québécois ont reçu un appel pour retarder leur deuxième dose de quelques semaines. Est-ce normal?»

Oui, parce qu’on avait prévu au départ un délai de 12 semaines. Avec des données qu’on a maintenant un peu partout, en Europe et ici, on a évalué que le délai de 16 semaines était approprié pour vacciner le plus grand nombre de personnes possible.

«Au CHSLD Lionel-Émond, parmi les principales raisons de l'éclosion, il y a la réticence des employés à se faire vacciner. Que faire?»

Il va falloir regarder les choses clairement. D’abord, il faut leur accorder qu’ils ont eu les vaccins parmi les premiers en décembre. Donc, on lit dans le rapport qu’ils avaient peur d’être des cobayes. Maintenant, il y a des centaines de millions de doses, donc cet argument-là ne tient plus. C’est sûr aussi qu’on voit l’aspect sécuritaire de tous ces vaccins, de toutes les personnes qui l’ont reçu pour les résidents qu’ils soignent, pour leurs proches et pour eux-mêmes

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