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Dévoilement de la formation américaine pour les Jeux olympiques: rien pour accoter McDavid, MacKinnon et Crosby

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-02T17:59:09Z

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Le tournoi de hockey olympique, c’est un peu comme aller au McDo: même si le menu est varié, on n’a d’yeux que pour les Big Mac et les croquettes.

Il aura beau y avoir 12 équipes à Milan, tout ce qui nous intéressait, au cours des derniers jours, c’était le dévoilement des formations canadienne et américaine.

Ce que l’on a rapidement compris, c’est que les dirigeants des deux équipes étaient dans le même état d’esprit. Même s’il faudra garder la Suède à l’œil, ils sont partis du principe que leur rival continental était le seul obstacle les séparant de la médaille d’or pour composer leur alignement.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Une croyance gonflée par la rivalité créée lors de la Confrontation des 4 nations.

À ce propos, qui n’a pas vu la publicité dans laquelle les joueurs américains prétendent qu’ils vont faire pleurer les joueurs du Canada.

Et que penser de cette sortie de Bill Guerin, directeur général américain, la semaine dernière?

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«Peu importe à quel point tu es doué offensivement, si tu ne peux pas frapper, ce n'est probablement pas le tournoi pour toi», a-t-il lancé.

Une déclaration qui n’est sans doute pas étrangère à la présence de Tom Wilson du côté canadien.

Les meilleurs au monde

À première vue, l’équipe canadienne part avec une longueur d’avance. Comment pourrait-il en être autrement avec Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Sidney Crosby dans la formation?

On parle des deux meilleurs joueurs au monde et de Crosby, l’un des plus prolifiques patineurs de l’histoire, avec tout ce qu'il a accompli sur le plan personnel et les titres qu’il a contribué à remporter.

Photo Martin Chevalier
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Les Américains n’ont rien pour accoter ça. Auston Matthews, Jack Eichel et Jack Hughes ne leur arrivent pas à la cheville.

Avec les frères Matthew et Brady Tkachuk, de même qu'avec Vincent Trocheck et J.T. Miller, nos voisins du Sud auront du chien dans le nez. Rien, toutefois, qui sera suffisant pour impressionner Wilson, Brad Marchand ou le défenseur Colton Parayko, qui ne craint pas les coins de patinoire et n’hésite pas à faire le ménage devant le filet.

Une attaque plus diversifiée

Les Américains seront bien nantis pour ce qui est des contributions secondaires. Kyle Connor, Jake Guentzel, Tage Thompson et l’aîné des Tkachuk sont tous des marqueurs de 40 buts. Clayton Keller, Brock Nelson et le jeune Tkachuk se sont approchés de ce plateau à quelques occasions.

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Le Canada a peu d’équivalents de ce côté. À part Brayden Point et Sam Reinhart. Toutefois, Doug Armstrong s’est assuré de faire le plein de joueurs spécialistes: Anthony Cirelli, Brandon Hagel, Mark Stone, Bo Horvat et Nick Suzuki sont des maîtres du jeu défensif, tout en étant capables de contribuer en attaque.

Photo d'archives, KEVIN HILL
Photo d'archives, KEVIN HILL

Du côté américain, Eichel et Trocheck sont ceux qui se rapprochent le plus de cette description. Mais dans le cas de Trochek, on est loin de parler d’un prétendant au trophée Selke comme l'ont été Reinhart, Cirelli et Hagel au cours des dernières années.

Oui, Matthews a été finaliste pour l’obtention de ce prix, il y a deux ans. Une nomination qui serait toutefois équivalente à celle d'Arber Xhekaj pour le trophée Norris.

Là où il faudra prier

C’est à la ligne bleue, et devant le filet, que les Américains devraient avoir un avantage sur le Canada. Ce sont les deux positions qui faisaient grincer des dents les partisans canadiens pendant la Confrontation des 4 nations.

Ça risque d’être de nouveau le cas en Italie, puisque les huit mêmes arrières seront de retour dans le camp de l’unifolié. Cale Makar et Devons Toews sont dignes de confiance. Parayko et Josh Morrissey devraient également bien se débrouiller. Derrière eux, c’est plus fragile.

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Photo Martin Chevalier
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Chez les Américains, c’est du solide. Quinn Hughes est l’un des meilleurs de sa profession, tout comme Zach Werenski. Jake Sanderson devrait être le général de l’attaque massive.

Jaccob Slavin est l’un des meilleurs arrières défensifs du circuit. Charlie McAvoy n’est pas vilain non plus. Quant à Seth Jones, il a prouvé lors des dernières séries éliminatoires qu’il faut se lever de bonne heure pour le vaincre dans les batailles pour l’obtention de la rondelle.

Inspirés par Herb Brooks

Devant le filet, Connor Hellebuyck est capable du meilleur comme du pire. Toutefois, en Jake Oettinger, les Américains misent sur un candidat fiable en relève. Jeremy Swayman n’est pas mal non plus.

Quant au Canada, il devra, de nouveau, se débrouiller avec Jordan Binnington. L’Ontarien de 32 ans est une boîte à surprises. Au moins, il a démontré qu’il était à son mieux dans les matchs disputés sous haute pression.

Photo Martin Chevalier
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On souhaite que ce soit de nouveau le cas, parce que si le Canada doit s’en remettre à Darcy Kuemper ou à Logan Thompson, on devra se croiser les doigts et prier les yeux fermés.

Sur papier, le Canada devrait sortir vainqueur d’un éventuel affrontement contre les États-Unis. Mais, encore une fois, ce ne sera qu’une confrontation d’un seul match.

Comme l’a dit Herb Brooks dans son mémorable discours précédant le choc entre sa formation bourrée de joueurs universitaires et la puissante machine de l’URSS, à Lake Placid, en 1980: «Si on les affronte 10 fois, ils gagneront possiblement neuf fois. Mais ce ne sera pas ce match-ci. Pas ce soir.»

Ça pourrait arriver. Surtout que ce discours semble une grande source d’inspiration pour les Américains.

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