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Développement du hockey au Québec: «On sait qu’on doit s’améliorer», reconnaît Jocelyn Thibault

Le directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, était de passage au centre Vidéotron mardi dans le cadre d'une conférence de presse organisée par le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.
Le directeur général de Hockey Québec, Jocelyn Thibault, était de passage au centre Vidéotron mardi dans le cadre d'une conférence de presse organisée par le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-01-09T20:30:00Z

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Ça bouillonne d'idées dans les bureaux de Hockey Québec depuis quelques mois. La fédération provinciale planche sur l’élaboration de son prochain plan stratégique, dont elle souhaite dévoiler les grandes lignes quelque part en juin prochain, avec une idée en tête, soutient son directeur général, Jocelyn Thibault: «On sait qu’on doit s’améliorer dans le développement de nos joueurs et nos joueuses.» 

Depuis quelques mois, le comité de développement provincial, formé de représentants de la LHJMQ, de la Ligue M18 AAA du Québec, du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et de la Ligue junior AAA, se rencontre afin de mettre sur pied ce nouveau plan, d’une durée de cinq ans, et visant à réformer plusieurs aspects du développement de notre sport national.

En novembre, Radio-Canada révélait que Thibault et Hockey Québec étaient très attachés à l’idée de la création d’un programme national de développement masculin et féminin, regroupant les meilleurs joueuses et joueurs d’un certain groupe d’âge, un peu à l’image de ce que fait depuis plusieurs années le programme national de développement américain.

Une façon de faire à établir

Un projet qui est encore dans les cartons, mais la façon de l’élaborer demeure en discussion. Après tout, l’implantation d’un tel programme viendrait chambouler la façon de faire actuelle.

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«On a beaucoup de discussions avec nos ligues partenaires qui, elles aussi, sont en mode développement. Tout le monde est conscient qu’on est en train de défaire des vieilles façons de faire mais on travaille tous dans le même sens. Maintenant, quelle forme ça prendra? Est-ce que ce sera une équipe permenante ou semi-permanente? Je ne le sais pas encore», mentionne Thibault.

Ce dernier donne évidemment l’exemple américain, qui réunit annuellement les meilleurs joueurs de 16 et 17 ans au sein d’un programme centralisé, et ces équipes évoluent toute la saison contre des formations juniors de l’USHL ou des différents collèges américains de la NCAA, en plus de participer à différentes compétitions internationales.

En Finlande, des entraîneurs sont payés à l’année par la Fédération mais les joueurs n’y sont pas regroupés toute la saison, comme aux États-Unis. Ils se retrouvent quelques fois par année, à l’occasion d’événements spéciaux.

Un regard plus étendu

Ce que Hockey Québec espère, c’est d’être en mesure de superviser le développement des joueurs de la province le plus longtemps possible.

«Après tout, c’est toujours nous qu’on pointe du doigt. Donc, tant qu’à être pointé du doigt, aussi bien avoir le regard le plus étendu possible sur le développement de nos joueurs, surtout jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans, des années très importantes de développement», ajoute le patron de la fédération.

À ce titre, des choses devront inévitablement changer. Faut-il modifier l’âge d’admissibilité à la LHJMQ à 17 ans, plutôt que 16, afin de permettre à ces derniers d’obtenir des minutes de qualité avant de faire le saut dans le junior?

C’est une possibilité, bien que Thibault assure ne pas être contre le fait que des joueurs de 16 ans évoluent dans la LHJMQ.

«Je ne suis pas contre les joueurs de 16 ans dans la LHJMQ, mais je suis contre les joueurs de 16 ans dans la LHJMQ qui ne jouent pas, et c’est la même chose pour les joueurs de 15 ans au niveau M18 AAA. Il faut qu’ils jouent. Une prise de conscience a été faite à ce niveau de la part des dirigeants.»

Parmi les autres pistes de solution, Thibault milite pour qu’un championnat canadien masculin des moins de 16 ans soit tenu chaque année. En ce moment, le seul tournoi national organisé pour ce groupe d’âge sont les Jeux du Canada, tenus une fois tous les quatre ans. 

Donc, trois cohortes sur quatre n’ont pas la chance d’y participer. 

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