Devant une «fausseté manifeste» de Donald Trump, Mark Carney «a préféré se taire», affirme Antoine Robitaille
TVA Nouvelles
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Le premier ministre du Canada, Mark Carney a choisi de ne pas recadrer son homologue Donald Trump, lundi matin, lors d’un point de presse conjoint des deux hommes en marge du G7.
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Le président américain a indiqué que Justin Trudeau avait eu son mot à dire dans l’exclusion de la Russie du G8, en 2014 à la suite de son annexion de la Crimée.
«Le G7 était auparavant le G8, a dit M. Trump. Barack Obama et [...] Trudeau ne voulaient pas avoir la Russie dans le groupe, et je dirais que c’est une erreur parce que je ne pense pas qu’on aurait une guerre présentement [si la Russie était toujours dans le groupe].»
Or, M. Trudeau a été élu premier ministre seulement quelques mois plus tard, en 2015, prenant du même coup la place de Stephen Harper, qui était en poste au moment de l’exclusion de la Russie.
Selon l’analyste politique Antoine Robitaille, la manière dont a agi M. Carney témoigne d’un effort du premier ministre afin de rester dans les bonnes grâces du président américain en vue d’un éventuel accord commercial.
«Toute à l’heure, j’ai l’impression que M. Carney a fait plusieurs compromis, c’est-à-dire de ne pas recadrer Donald Trump qui dit une fausseté manifeste», a mentionné M. Robitaille.
«Je ne sais pas si vous avez vu sa gestuelle, mais on avait l’impression qu’il souffrait en silence, qu’il réprimait des [démons], a-t-il continué. Il s’est retenu de dire que c’est M. Harper qui a insisté et qui a été beaucoup plus loin que les États-Unis et même l’Allemagne, qui était troublé par l’insistance de Harper, qui aurait carrément dit hors micro "get out of Ukraine" à Vladimir Poutine.»
Malgré la rencontre entre les deux hommes lundi matin, aucun accord n’a pour l’instant été trouvé.
«Carney doit arriver avec quelque chose face à un Trump qui dit n’importe quoi, a indiqué l’analyste politique. Il a préféré se taire. On pourrait faire une liste avec les choses qui déplaisaient à Mark Carney.»
Voyez l’analyse complète dans la vidéo ci-dessus