Dramatique victoire en prolongation à la suite d'une remontée: le pouvoir des bedaines sourit aux Hurricanes

Jonathan Bernier
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RALEIGH | Il s’est passé quelque chose d’étrange au Lenovo Center, jeudi soir. Et ce n’est pas le fait que les Hurricanes aient comblé un déficit de deux buts, en troisième période, pour se sauver avec la victoire en prolongation et, ainsi, niveler la série.
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En fait, c’est plutôt la façon dont ça s’est produit qui a de quoi surprendre. Après avoir tenu les locaux en échec pendant 50 minutes, dont les 20 premières qui ne furent pas de tout repos, Carter Hart a cédé trois fois sur trois lancers.
Logan Stankoven, Mark Jankowski et Jordan Staal ont changé l’allure de ce match, et peut-être de la série, dans un intervalle d’un peu plus de cinq minutes.
Ce qu’il y a d’étrange, c’est que cette remontée s’est amorcée immédiatement après un arrêt de jeu où, pendant la pause, on invitait les spectateurs à se mettre en bedaines pour encourager les Hurricanes.
Particulier, mais manifestement efficace. Assez pour lancer une nouvelle mode ? Il faudra voir.
Il semble que ce soit une tendance à St-Louis, lors des matchs des Cardinals, depuis qu’un ralliement du genre ait précédé une remontée, là aussi.
Le réveil de l’attaque massive
Au-delà des partisans velus, bedonnants ou musclés, c’est le réveil du quintet utilisé lors des supériorités numériques qui a eu le plus grand impact sur ce match. Limitée à seulement sept buts en 58 occasions depuis le début des séries, l’attaque massive a touché la cible deux fois en quatre occasions.
D’ailleurs, Tomas Hertl se trouvait au cachot lorsque Seth Jarvis a scellé l’issue du match, procurant un gain de 4 à 3 aux Hurricanes, avec un splendide lancer sur réception.
Le fait que Frederik Andersen se soit ressaisi après avoir cédé deux fois sur les six premiers lancers des Golden Knights peut également être de bon augure.
En matinée, Rod Brind’Amour avait assuré ne pas être inquiet de la tenue de son gardien, dont le pourcentage d’efficacité est en chute libre depuis la série contre le Canadien.
Le Danois s’est replacé et a réalisé des arrêts importants avant d’accorder le but égalisateur à Mark Stone. Il a terminé la soirée avec 23 arrêts.
Contestation rejetée
Puisqu’en séries éliminatoires, l’importance de certains moments est souvent décuplée, on peut se demander si la séquence entourant le but refusé à Ivan Barbashev ne sera pas un tournant de cette finale.
Persuadé qu’il y avait but, John Tortorella a contesté la décision des officiels. Contestation qu’il a perdue et qui, par conséquent, a offert une supériorité numérique aux Hurricanes.
Vingt-cinq secondes plus tard, au lieu de mener 3 à 2, les Golden Knights ont vu Staal donner les devants aux locaux pour la première fois du match.
Sorti de nulle part
Cette défaite vient porter ombrage à l’excellent match de Brett Howden. L’attaquant des Golden Knights a inscrit les deux premiers buts des visiteurs. Chaque fois, il a utilisé une surprenante force d’accélération pour se défaire de son rival et se retrouver seul devant Andersen.
La première fois devant Sean Walker, la seconde face Jaccob Slavin. On ne parle pas de pieds de céleri.
Certains joueurs vous amènent en séries, d’autres vous font gagner en séries. Si cette devise, populaire auprès des directeurs généraux et des entraîneurs, dit vrai, Howden s’inscrit définitivement dans la deuxième catégorie.
Le Manitobain pointe au sommet de la LNH avec 13 buts en 18 matchs. C’est un de plus que les 12 qu’il avait enregistrés en 58 rencontres au cours de la saison régulière.
Cette éclosion est encore plus surprenante lorsqu’on note que l’athlète de 28 ans n’avait inscrit que neuf buts en 43 matchs éliminatoires depuis le début de sa carrière.