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Deux skieuses québécoises acceptées à l’alma mater de Geoff Molson

Photo fournie par Marie-Jeanne Cazes
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-04-26T04:00:00Z

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Elle ne rêve pas à l’équipe canadienne ou aux Jeux olympiques, mais les habiletés de Marie-Jeanne Cazes en ski alpin lui ont ouvert les portes de la deuxième meilleure école de commerce aux États-Unis, où elle suivra les traces du président Geoff Molson en compagnie de sa meilleure amie.

À compter de septembre, Cazes amorcera ses études à Babson College, une petite institution d’environ 4000 étudiants située à Wellesley, tout près de Boston. Dans son dernier classement des écoles de commerce, le Wall Street Journal a placé Stanford au tout premier rang, suivie de Babson en deuxième classe pour une deuxième année de suite. Yale, Princeton et Harvard complètent le top 5.

Président et chef de la direction du Canadien de Montréal, Geoff Molson a fait ses études universitaires à Babson. Il est issu de la promotion de 1996. « C’est hot, a lancé Cazes. Je l’ai appris pendant ma visite quand on parlait des anciens. »

Photo fournie par la famille Cazes
Photo fournie par la famille Cazes

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Pour demeurer dans le hockey, la meilleure amie de Cazes est la petite fille de l’ancien président des Nordiques de Québec Marcel Aubut. Elle a participé aux Jeux du Canada de 2023 avec Léanne Aubut-Laurin et elles sont depuis inséparables.

Les programmes sportifs de Babson se trouvent en Division III de la NCAA. « J’aurais pu mériter une bourse dans un programme de Division I, mais je me serais retrouvée dans une moins bonne école sur le plan académique, a raconté Cazes pour expliquer son choix. Plus jeune, je rêvais à l’équipe nationale, mais l’école peut ouvrir plus de portes. »

« À Lake Placid, je voyais tout le monde s’en aller dans de grandes écoles, d’ajouter Cazes. Ça m’a inspirée et j’ai voulu faire la même chose. Dans la NCAA, on va être les meilleures skieuses de notre équipe et c’est pourquoi l’entraîneur voulait tellement nous avoir. Il aimerait qu’on fasse le saut en Division I dans l’avenir. »

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Tout juste de retour de sa visite sur le campus en compagnie de sa meilleure amie, Cazes flottait encore sur un nuage. « C’est complètement fou. Quelles étaient les chances qu’on soit acceptées toutes les deux, qu’on soit bonnes toutes les deux en ski, que nos parents puissent assumer la facture et qu’on opte pour le même domaine d’études ? Je suis tellement contente. J’adore le campus. »

Avec un baccalauréat en poche, les finissants de Babson reçoivent un revenu moyen de 77 000 $ à leur arrivée sur le marché du travail. Trois ans plus tard, selon le rapport Payscale publié en 2024, le revenu médian est de 90 600 $ US. Ce même revenu médian grimpe à 181 400 $ US en milieu de carrière, ce qui permet à Babson de pointer au cinquième rang à ce chapitre.

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Une admission dans cette petite école privée représente un investissement pour l’avenir, mais la facture est salée. « Si tu ne reçois aucune aide, les frais sont de 89 000 $ US, a-t-elle mentionné. Dans mon cas, j’ai reçu une bourse académique de 60 000 $ US. Mes parents vont économiser de l’argent comparativement aux coûts qu’ils payaient à Lake Placid. »

Membre du club Le Relais et de Skibec, Cazes a en effet étudié à l’école Northwood, à Lake Placid, au cours des deux dernières années, après avoir obtenu son diplôme secondaire de l’Académie Saint-Louis. École privée, l’institution américaine offre des programmes sportifs réputés où plusieurs Québécois se retrouvent. Cazes excelle sur les bancs d’école.

« Je suis pas pire en mathématiques, mentionne-t-elle avec un sourire. J’ai une moyenne de 90 %, ce qui m’a permis de rentrer à Babson. Mes années à Northwood m’ont bien préparée. » Le taux d’acceptation est de 17,1 %.

Très fier de sa fille, son père a lancé à la blague : « Marie-Jeanne étudie pour vrai contrairement à moi », a mentionné l’ancien joueur étoile du Rouge et Or de l’Université Laval en volleyball avec son plus beau sourire.

En 2018, la Fondation Molson a financé la mise sur pied d’un partenariat entre Babson et l’Université Laval destiné aux futurs entrepreneurs dans le contexte du programme estival « Summer Venture Program », d’une durée de dix semaines.

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