Deux revirements statistiques étonnants pour le Canadien
Le Canadien meilleur lorsqu’il est en retard au pointage

Dave Lévesque
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On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres, mais il y a quand même certaines statistiques qui ne mentent pas et qui sont très révélatrices.
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C’est on ne peut plus vrai quand on regarde la séquence heureuse du Canadien qui s’est amorcée il y a 17 matchs et au cours de laquelle l’équipe présente une fiche de 13-3-1, la meilleure de la Ligue nationale de hockey depuis le 17 décembre.
Ce qui est frappant, c’est le nombre de fois où l’équipe est revenue de l’arrière pour l’emporter, ce qu’elle peinait à faire lors des 30 rencontres précédentes.
Ainsi, le Tricolore est reparti avec la victoire à huit reprises après avoir accordé le premier but de la rencontre dans cette séquence de 17 parties. Lors des 30 matchs précédents? L’équipe présentait un dossier de 1-11-3.
Encore mieux, le Canadien est revenu de l’arrière en troisième période pour l’emporter quatre fois après avoir accusé un retard au terme de 40 minutes de jeu. Et dans les 30 premières parties de l’année? L’équipe a présenté un dossier de 0-13-0 en de telles circonstances.
Tout ça fait en sorte que mercredi matin, le site web spécialisé Playoff Status estimait à 54% les probabilités que le Canadien de participe aux séries éliminatoires.
Pas une chose
Évidemment, le Canadien joue mieux depuis un peu plus d’un mois, mais est-ce que c’est la seule explication?
«Je ne peux pas dire que c’est une chose, c’est notre jeu collectif, a souligné Martin St-Louis après l’entraînement de mercredi. On est très connectés et match après match, on amène notre jeu. Des fois, on est en avance et des fois, il faut aller chercher des buts, mais on est à l’aise avec la façon dont on joue, on ne triche pas, on travaille fort défensivement. On se donne une chance, c’est ça, la grosse raison.»
Mais il y a aussi le fait que tout le monde évolue dans un rôle qui lui convient et ça s’explique notamment par l’arrivée d’Alexandre Carrier en défense. C’est d’ailleurs ce qu’il observe depuis qu’il s’est joint à l’équipe, quelques jours avant Noël.
«Tout le monde est dans sa chaise, a son rôle et a à cœur de bien le faire. Nous avons aussi de la confiance et les gardiens de but se sont levés depuis que je suis arrivé, mais je ne sais pas comment c’était avant.»
Confiance
Il n’en demeure pas moins que c’est un revirement de situation radical quand une équipe se met soudainement à si bien jouer, même quand elle accuse un retard au pointage.
«Nous sommes plus à l’aise, nous y croyons et un ou deux buts, ce n’est pas beaucoup dans cette ligue, note Brendan Gallagher, qui y va d’un exemple. Mardi, ce n’était pas notre meilleur match, mais Slaf [Juraj Slafkovsky] et Newy [Alex Newhook] ont marqué et nous étions dans le coup et on reprenait tranquillement le contrôle de la rencontre.»
Qui plus est, cette confiance permet à l’équipe d’appuyer sur l’accélérateur quand elle tire de l’arrière. Ça devrait normalement ouvrir le jeu et créer des chances pour l’adversaire, mais Alexandre Carrier nuance cette croyance.
«Tu choisis tes moments, mais quand tu es plus agressif, ça te donne du rythme et quand tu as du rythme, tu n’es pas nécessairement en mauvaise position. L’échec avant est plus là, tu mets les rondelles en zone offensive et après tu as des résultats.»