Deux mauvais débuts de saison de suite pour Juraj Slafkovsky: le Slovaque sait que l'histoire ne doit pas se répéter

Jonathan Bernier
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Le camp n’est vieux que de trois jours, mais on a déjà compris que la trame principale consiste à tout mettre en œuvre pour connaître du succès dès le début de la saison.
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Non seulement Martin St-Louis l’a-t-il évoqué à maintes reprises, mais l’intensité que déploient ses troupiers lors des entraînements et des matchs intraéquipes confirme que c’est un message qu’il martèle quotidiennement à ses joueurs.
Juraj Slafkovsky est l’un de ceux qui doivent se sentir particulièrement visé par ce message. À chacune des deux dernières campagnes, il a mis la moitié d’une saison à se mettre en marche.
À sa quatrième année dans le circuit Bettman, le Slovaque de 21 ans sait qu’il ne faut pas que la même situation se répète.
«J’ai appris au cours des deux dernières années. Quand tu commences de la même façon deux fois de suite, tu dois faire quelque chose de différent», a-t-il affirmé.
«Je veux gagner des batailles pour la rondelle, me diriger au filet avec puissance, prendre les bonnes décisions et, ultimement, marquer des buts, a-t-il énuméré. Je veux jouer dur, je veux utiliser mon corps. Je dois l’avoir dit 1000 fois.»
C’est vrai que le tout premier choix de l’encan de 2022 l’a répété ad nauseam au cours des deux dernières campagnes. Le problème est que, chaque fois, il a attendu le mois de janvier pour appliquer la recette.
Un appel au sentiment d’urgence
Slafkovsky, qui amorcera de nouveau la saison à la gauche de Cole Caufield et de Nick Suzuki a soutenu qu’il voulait occuper «un plus grand rôle» et qu’il souhaitait «dominer davantage pour aider son équipe à connaître du succès».
Les intentions sont bonnes. D’ailleurs, dans son cas, elles l’ont toujours été. Maintenant, il faut savoir les transposer sur la glace. St-Louis espère que la maturité et l’expérience que le Slovaque a acquises depuis son arrivée chez le Canadien l’aideront à ce niveau.
«Ça part avec le joueur. On ne peut pas tenir la main de tout le monde, a insisté l’entraîneur-chef du Tricolore.
«Comment mesures-tu la faim d’un joueur? Avec le sentiment d’urgence. Tu dois le voir tout de suite. Pas demain, pas une fois rendu dans les matchs préparatoires ou pas en attendant le début de la saison, a-t-il poursuivi. Seulement espérer, c’est comme les excuses. Ça ne mène nulle part.»
Le message ne peut être plus clair. Slafkovksy doit mettre ses bottes de travail dès maintenant.
Un gros compte de banque
Comme si ce n’était pas suffisant, Slafkovsky amorce la première saison d’un pacte de huit ans qui lui rapportera, annuellement, 7,6 M$.
«À part mon compte de banque, rien n’a changé», a déclaré le jeune homme, sarcastique.
En théorie, peut-être, mais dans la réalité, ça risque d’être une autre paire de manches. Les réflecteurs seront encore plus braqués sur lui. Ce qui pourrait se traduire par un niveau de pression plus élevé.
«Personne ne place de plus grandes attentes envers moi que moi-même. Je porte également attention à ce que mes coéquipiers et mes entraîneurs s’attendent de moi. Et ça n’a rien à voir avec le contrat», a-t-il martelé.
On n’en doute pas. On lui souhaite maintenant d’être en mesure d’y répondre.