Deux matchs et cinq pratiques pour trouver une solution
Martin St-Louis doit remplacer Patrik Laine

Dave Lévesque
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En attendant de connaître l’étendue des dommages au genou gauche de Patrik Laine, Martin St-Louis doit déjà se mettre en mode solution.
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Il n’a pas été possible de voir quels étaient ses plans lors de l’entraînement matinal de lundi, d’autant plus que Josh Anderson, qui a terminé la rencontre de samedi en compagnie de Kirby Dach et Alex Newhook, était absent pour subir des traitements.
La rencontre de mardi soir, contre les Sénateurs, va permettre à l’entraîneur-chef de commencer ses expérimentations.
«Ça nous donne deux matchs et quatre ou cinq pratiques, a résumé St-Louis en point de presse. On va continuer à évaluer et on va essayer de se rendre au premier match de la saison en ayant notre plan. On perd un joueur, mais la ligue continue.»
Des options
St-Louis n’a pas voulu se prononcer sur ce qu’il envisage de faire à court ou à long terme puisqu’il ne sait pas encore combien de temps l’attaquant finlandais sera absent.
«Tout est tentant et tu n’as pas tes réponses si tu n’essaies rien. On n’aura pas nos réponses aujourd’hui et on veut se faire diriger vers nos réponses.»
C’est d’ailleurs une formule qu’il a reprise quand il a été interrogé sur la possibilité de démanteler son premier trio, formé de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky, afin de rééquilibrer ses forces offensives.
«Tout est possible. On commence dans neuf jours et je pense qu’on va se faire diriger dans nos décisions avec ce qu’on essaie et ce qu’on pense.
«Est-ce que ça nous aide plus si on les sépare ou si on les laisse ensemble? Et peut-être qu’on n’aura pas la réponse en commençant. Il faut y aller avec notre instinct, mais il faut aussi prendre des décisions rationnelles plutôt qu’émotives.»
Un foyer
Patrik Laine n’était peut-être pas sur la glace lundi matin, mais il n’était pas bien loin. Il a passé une partie de l’entraînement assis sur le banc des joueurs à regarder ses coéquipiers. Son genou gauche était dans une orthèse articulée et ses béquilles se trouvaient à côté de lui.
St-Louis a aimé voir la nouvelle acquisition du club si près de l’action malgré les circonstances et a du même coup mentionné que c’était une preuve que l’équipe a su lui offrir un environnement chaleureux où il se sent bien.
«C’est génial. Ce qui fait que ce qui est arrivé est un peu plus dur, c’est qu’on avait le sentiment de faire ce qu’on devait faire avec Patty et c’était de le rendre fébrile de venir à l’aréna et ça fonctionnait.
Quand on construit une maison, elle peut avoir l’air très belle, mais est-ce que c’est un foyer? Voir Patty arriver chez nous, j’avais l’impression que c’était un foyer plus qu’une maison.»
L’orteil dans le lac
Questionné à savoir si les blessures subies par Laine et David Reinbacher samedi soir remettaient en cause le nombre de matchs préparatoires disputés, St-Louis y est allé d’une image comme on les aime.
«Comme joueur, je voulais jouer beaucoup de matchs et avoir mes répétitions pour être prêt quand la saison commence. Je ne voulais pas prendre les dix premiers matchs pour me tremper les orteils dans le lac, je voulais sauter dans le lac.
«C’est sûr que les jeunes vont tous dire qu’ils veulent jouer et il va y avoir des vétérans qui vont dire qu’ils veulent en jouer beaucoup et d’autres pas beaucoup. Mais tu ne veux pas que ces matchs te coûtent quelque chose.»
On peut dire que l’addition qui vient avec le match de samedi est partie pour être très salée.