Deux événements internationaux de volleyball dans la mire de Québec


Richard Boutin
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La région de Québec pourrait vibrer au rythme du volleyball avec la venue de deux événements internationaux au cours de la prochaine année.
La directrice des sports et du développement du Festival Smash et du Groupe Podium, Jo-Annie Charbonneau, était de passage au PEPS de l’Université Laval, vendredi dernier, pour mesurer la faisabilité d’y présenter une étape de la Série Élite 16 de volleyball de plage, qui réunit les meilleures équipes au monde du 28 août au 1er septembre.
La venue de la Ligue nationale de volleyball (VNL) en juin 2025 est dans la mire de Gilles Lépine, qui est en discussion avec Volleyball Canada dans l’éventualité où une deuxième ville canadienne s’ajouterait à Ottawa. Le Centre Vidéotron sera le théâtre de l’événement si Québec obtient une étape de la VNL.
Silence radio à Montréal
Le Groupe Podium a accueilli la Série Élite 16 l’été dernier au parc Jean-Drapeau, mais regarde les solutions de remplacement en raison d’une mésentente avec la Ville de Montréal.

«Le tournoi a été un succès de foule, de rayonnement, d’audience et de retombées, mais nous avons des défis financiers, a expliqué Mme Charbonneau. Pour une première année, on a réalisé des investissements pour le stade et certaines subventions ont été revues à la baisse. C’est certain qu’on va transférer si le financement n’est pas revu à la hausse. Ça doit bouger beaucoup plus vite.»
«Une option très sérieuse»
La visite au PEPS est-elle un moyen d’exercer de la pression sur les édiles municipaux montréalais? «On traite les deux villes de la même façon et les deux peuvent tenir l’événement, a assuré Mme Charbonneau. Le statu quo ne fait pas notre affaire et Québec représente une option très sérieuse. Au moment de nos rencontres au début juin avec la Fédération internationale de volleyball (FIVB) qui aura le dernier mot, on devra savoir quelle ville on privilégie.»
La directrice des sports et du développement au Festival Smash a obtenu quelques réponses au cours de sa visite. «L’espace pour installer le court central et le court secondaire n’est pas un enjeu, a-t-elle mentionné. On croyait au départ utiliser les terrains situés à l’avant du PEPS, mais ceux qui longent le chemin Sainte-Foy se prêtent mieux. On pourrait être plus créatif et il n’y a pas de contrainte de poids au-dessus de stationnements souterrains. Les installations du PEPS sont incroyables et la question est de savoir si les délais pour les chantiers seront suffisants. La construction d’un stade temporaire prend deux semaines.»
«Les délais sont très serrés, mais c’est réalisable, de renchérir la directrice du Service des activités sportives Julie Dionne. Faire découvrir le campus est un objectif et le championnat NORCECA a été une belle carte de visite.»
Des discussions avec la Ville de Québec
Le Groupe Podium a tenu des discussions préliminaires avec la Ville de Québec et Destination Québec. «On sent une ouverture et un désir de développer le sport dans le futur, a précisé Mme Charbonneau. Notre objectif n’est pas de changer d’endroit à chaque année. Notre contrat avec la Fédération internationale est valide jusqu’en 2028. Le tournoi NORCECA a créé un grand engouement en août dernier et on ne voit pas pourquoi le volleyball de plage n’attirerait pas autant.»
En 2011, Québec avait accueilli une étape de la Coupe du monde de volleyball de plage. Plus de 30 000 spectateurs s’étaient déplacés sur les terrains de l’Externat St-Jean-Berchmans et du Séminaire des Pères Maristes pendant les six jours de compétition.
«Si les deux événements se concrétisent, mon rêve de faire de Québec la capitale du volleyball au Canada se concrétiserait, a affirmé Gilles Lépine, qui a assumé la présidence du comité organisateur du championnat continental féminin en août dernier. Que ce soit les femmes ou les hommes pour la VNL, on serait bien content. On vise une entente de trois ans.»
Le Canada a affronté les Pays-Bas les 31 mai et 1er juin 2013, au Colisée, à l'occasion de ce qui s'appelait à l'époque la Ligue mondiale.