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Deux éditions du Grand Prix de Las Vegas dans un stationnement

En 1981 et 1982, Vegas avait accueilli les F1 dans le stationnement du Caesars Palace

PHOTO FOURNIE PAR LAS VEGAS NEWS BUREAU
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-11-16T20:30:00Z
2023-11-16T23:00:00Z

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LAS VEGAS | Malgré ce qu’en disent les dépêches et la mise en marché de la course cette semaine au cœur de la Strip, il ne s’agit pas du premier Grand Prix à Las Vegas. En 1981 et 1982, le grand cirque de la F1 avait conclu ses saisons dans le désert du Nevada.

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L’Australien Alan Jones avait remporté l’édition inaugurale au volant de sa Williams. L’année suivante, l’Italien Michel Alboreto l’imitait dans sa Tyrrell.  

Ce qui avait toutefois retenu l’attention de ces premières visites à Las Vegas, c’est plutôt l’inusité circuit construit dans le stationnement du Caesars Palace. Le tracé de 3,6 kilomètres comptait 14 virages si serrés qu’on disait qu’il ressemblait à un circuit de karting. 

Par ailleurs, fait plutôt insolite, c’était le célèbre acteur Paul Newman, aussi pilote, qui était le directeur de course.

Gilles Villeneuve, Alain Prost, Keke Rosberg, Nelson Piquet et plusieurs autres grands noms de la discipline avaient participé à ces éditions.

Pilotes sollicités

Vegas ne ressemblait pas à ce qu’elle est aujourd’hui avec ses dizaines d’énormes et luxueux établissements. Les pilotes se plaignaient alors de la poussière sur la piste et des virages du sinueux circuit qui pénétraient trois fois brusquement à l’intérieur du quadrilatère de la parcelle de terrain aménagée au nord du Caeasars Palace. 

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Tournant dans le sens antihoraire et comptant plusieurs brusques virages sollicitant les freins, les pilotes devaient encaisser d’importantes forces centrifuges. De plus, le tracé était bordé de hauts blocs de béton, ne laissant aucune marge d’erreur. 

PHOTO FOURNIE PAR LAS VEGAS NEWS BUREAU
PHOTO FOURNIE PAR LAS VEGAS NEWS BUREAU

Les organisateurs auraient souhaité que le tracé emprunte le fameux Las Vegas Boulevard. Mais, propriété de l’État, les autorités gouvernementales avaient refusé. 

Ces deux éditions avaient eu de la difficulté à attirer 35 000 spectateurs malgré la volonté du grand patron de la F1 à l’époque, Bernie Ecclestone, de s’implanter aux États-Unis. Ce fut un échec.

Vingt-six ans plus tard, les formules Indy de la série Champ-Car ont quant à elle roulé dans les rues du centre-ville de Vegas, à l’est de la Strip, pour lancer le championnat de 2007. Plus de 40 000 spectateurs avaient assisté à la course, excédant la capacité des gradins autour du circuit urbain temporaire. 

Impossible

Ce retour à Vegas n’aurait jamais été possible si les monoplaces n’avaient pas roulé sur le grand boulevard. C’était la pièce maîtresse du projet d’envergure. 

Plutôt que de s’adresser aux partenaires commerciaux de la région, entre autres les établissements hôteliers, Liberty Media et la F1 ont fait germer leur idée dans l’esprit des autorités du Nevada, du comté et de la Ville. 

Voyant une véritable manne d’or et une visibilité inouïe à travers le globe, elles ont accordé leur feu vert pour que les monoplaces roulent sur près de deux kilomètres de la célèbre Strip. 

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