DeSmith reçoit un cadeau du CH


Jean-François Chaumont
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De la grande histoire du Canadien, Casey DeSmith détient une marque inusitée. Il est possiblement l’unique joueur de l’organisation qui a participé au tournoi de golf du CH sans jamais endosser l’uniforme pour un match. Il n’a même pas eu le temps de vivre une journée au camp de l’équipe.
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«J’ai aimé ma trentaine de jours à Montréal, a dit DeSmith avec le sourire aux lèvres dans le petit vestiaire de l’équipe adverse au Centre Bell. J’ai grandi comme un partisan du Canadien. J’étais heureux de rencontrer Carey Price au tournoi de golf, il était un de mes modèles dans ma jeunesse. Je me souviens de ma visite du vestiaire et du centre d’entraînement. Je n’ai pas joué là, mais je m’en rappellerai toujours.»
«Je n’avais rien gardé comme souvenir du Canadien, mais ils m’ont donné un chandail de l’équipe avant la rencontre, a-t-il poursuivi. Mon père sera très heureux. J’ai mon numéro 29 dans le dos. Mais je sais que je n’aurais jamais porté ce numéro avec le CH puisque c’était celui de Ken Dryden. Mais encore-là, je trouve ça spécial puisque j’ai choisi le 29 dans ma jeunesse en raison de Dryden.»
Acquis en compagnie de Jeff Petry dans un mégapacte à trois équipes avec les Penguins et les Sharks, qui incluait Erik Karlsson comme principale pièce, DeSmith a pris la route de Vancouver le 19 septembre dernier, tout juste avant le début du camp.
Kent Hughes, qui ne voulait pas se retrouver dans un manège avec quatre gardiens de la LNH en Jake Allen, Samuel Montembeault, Cayden Primeau et DeSmith, l’a échangé aux Canucks contre Tanner Pearson et un choix de 3e tour en 2025.
32 arrêts
Pour cet unique passage des Canucks cette saison à Montréal, Rick Tocchet a joué la carte des émotions en offrant le départ à DeSmith ! Il n’y a pas eu de vidéo hommage pour retracer son séjour d’une trentaine de jours au sein de l’organisation, mais l’homme masqué originaire du New Hampshire en est ressorti avec la victoire de 5 à 2.
DeSmith, un vétéran de 32 ans, joue très bien son rôle d’adjoint avec les Canucks depuis le début de la saison avec un dossier de 4-0-1.
Il a bloqué 32 tirs face au CH, réalisant ses plus beaux arrêts en troisième période.
Mike Matheson et Arber Xhekaj ont marqué les deux buts à ses dépens en troisième.
Une question de constance
Martin St-Louis répète que la constance reste une clé pour sa jeune équipe. D’un match à l’autre, il aimerait voir le même niveau d’exécution, d’engagement et d’émotion.
Après une victoire émotive de 3 à 2 en prolongation contre les Bruins dans une ambiance survoltée, le Tricolore n’a pas reproduit la même recette face aux Canucks.
Le CH n’avait pas une aussi grande énergie et combativité que la veille. L’excuse de la fatigue est irrecevable puisque les Canucks jouaient également un deuxième match en deux soirs après une visite contre les Maple Leafs à Toronto, samedi.
Une contestation
Dans ce match, Jake Allen a donné trois buts ou plus dans un troisième départ d’affilée (il y a eu deux buts dans un filet désert). Mais on ne le blâmera pas pour ce revers contre la meilleure offensive du circuit en ce début d’année.
Au niveau de l’attaque, Juraj Slafkovsky a cogné à la porte à quelques reprises avec 10 tirs tentés, dont six sur la cible. Il s’agit d’un signe encourageant. Mais le Slovaque devra apprendre à décocher ses frappes plus rapidement. Il y a toujours cette minime fraction de seconde où il hésite.
À l’aile gauche de Christian Dvorak et Slafkovsky pour un troisième match d’affilée, Cole Caufield a obtenu deux tirs. En trois matchs à cette nouvelle position, le numéro 22 n’a réussi que trois tirs à cinq contre cinq.
En deuxième période, Tocchet et les Canucks ont gagné une contestation pour un hors-jeu après un but de Christian Dvorak. Caufield avait bien devancé Slafkovsky en entrée de territoire. Il s’agissait d’une troisième fois cette saison que Caufield se retrouvait au cœur d’une contestation perdue pour un hors-jeu après un but.