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Désavantage numérique du Canadien: plus d'agressivité et de sacrifices

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-13T21:00:00Z

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Le début de saison du Canadien n’a rien d’une sinécure. Trois matchs en quatre soirs contre des rivaux de division auxquels s’ajoute la visite des Penguins lundi.

Jusqu’ici, force est d’admettre que le Canadien s’en sort bien. C’est loin d’être parfait, mais il est tout de même parvenu à récolter quatre points sur une possibilité de six. Des succès attribuables en grande partie au travail de l’infériorité numérique.

Douze fois en 13 occasions, le Tricolore a écoulé la totalité d’une infraction de deux minutes. La seule exception est survenue à Boston, lors du premier but des Bruins.

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

Ce pourcentage d’efficacité de 92,3% est évidemment intenable. Bon an, mal an, les meilleures unités de désavantages numériques se tiennent autour des 85%.

Néanmoins, on est loin des 76,5%, 72,7% et 75,6% des trois dernières saisons.

«[Stéphane Robidas] fait tout un travail pour nous donner des indicateurs et faire des démonstrations vidéo. Ça fait en sorte qu’on est tous sur la même longueur d’onde», a fait valoir Kaiden Guhle, l’un des rouages importants de cette unité.

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«Oui, il y a eu quelques ajustements. On est plus agressifs et on est plus précis, mais je crois qu’on est un peu plus expérimentés», a-t-il ajouté.

Ça fait partie de la culture

L’arrière de 22 ans se dit lui-même plus à l’aise dans ce rôle. Un aspect du jeu qu’il apprivoise lentement mais sûrement depuis son arrivée avec l’équipe à l’automne 2023.

Il fait un travail colossal. Après trois matchs, il domine le circuit avec 14 tirs bloqués. Huit d’entre eux ont été réalisés, samedi soir, aux dépens des Sénateurs.

«Bloquer des tirs, c’est un élément important d’une culture gagnante. Surtout en infériorité numérique, a indiqué l’Albertain. Il n’y a rien de pire pour un gardien que de voir un coéquipier s’enlever de la ligne de tir à la dernière minute.»

«D’ailleurs, Monty [Samuel Montembeault] m’a dit: “Si tu te places là, tu es mieux de bloquer le tir”», a-t-il ajouté, sourire en coin.

Jusqu’ici, il est le défenseur le plus utilisé par Martin St-Louis après David Savard dans cet aspect du jeu (11 min 47 s). Ce qui fait en sorte qu’il se trouve sur la glace pendant plus de 22 minutes par rencontre.

Quand même pas mal pour quelqu’un qui a raté presque la totalité du camp d’entraînement en raison d’une appendicectomie.

Un autre essai pour Anderson

L’unité d’infériorité numérique du Canadien, ce sont les habitués comme Guhle, David Savard, Jake Evans et Joel Armia. C’est également un peu de sang nouveau comme Justin Barron et Josh Anderson.

Ce n’est pas la première fois que St-Louis tente l’expérience avec Anderson. En 2022-2023, pendant l’équivalent d’un quart de saison, le gros ailier avait été l’un des hommes de confiance de St-Louis. Ce dernier se souvenait de l’avoir vu à l’œuvre avec les Blue Jackets. Un souvenir qu’a également David Savard.

«C’était un membre important de notre infériorité numérique à Columbus. En plus de prendre beaucoup de place sur la patinoire, c’est un gars qui patine extrêmement bien, a déclaré Savard. Ça met les défenseurs sur les talons et ça peut les faire hésiter à tenter un jeu risqué.»

Cela dit, si le Tricolore souhaite se maintenir parmi les meilleures formations en désavantage numérique, il devra améliorer ses performances dans les cercles des mises en jeu. Les centres montréalais n’ont remporté que neuf des 14 mises en jeu disputées avec un homme en moins.

Avec seulement trois victoires en 11 tentatives, Christian Dvorak est celui qui en arrache le plus. Le but de Charlie McAvoy, à Boston, a été inscrit six secondes après l’un de ces duels perdus.

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