Des Trifluviens témoins des violences au Mexique : le calme revient, mais la vigilance reste
Amélie St-Yves
Partager
Le Mexique retrouvait un certain calme lundi matin, après les violences survenues dimanche à la suite de l’assassinat par l’armée mexicaine d’un chef de cartel majeur. Des Québécois de la région présents sur place ont été témoins de l’escalade de violence, mais ne souhaitent pas nécessairement rentrer d’urgence au pays.
Lundi, c’était le calme plat dans les rues de Puerto Vallarta. Pas de commerces ouverts, pas de piéton ni de voiture.

« Dans les rues, ici, il y a des soldats, on peut sortir, mais les véhicules ne peuvent pas circuler. Donc, il y a des soldats un peu partout dans les coins de rue, et dans les artères principales », explique le Trifluvien Daniel Brouillette, sur place.
« Nous, on écoute les consignes, on nous dit de ne pas sortir, on ne sort pas », indique pour sa part la Trifluvienne Jacinthe Ouellette, également sur place.

« On a l’eau, on a de la bouffe encore, donc on prend notre mal en patience », résume Marco Bélanger, également de Trois-Rivières.
La situation lundi matin n’avait rien à voir avec celle de dimanche, quand une vague de violences a secoué le pays. Des commerces, dépanneurs et véhicules ont été incendiés après l’assassinat d’un important chef de cartel par l’armée.

« Quand on est sortis sur la grande rue, pour essayer de héler un taxi, il y avait trois voitures qui bloquaient la grande route, qui étaient en feu. On était vraiment surpris », mentionne Jacinthe Ouellette.
« Des gens en motos étaient arrêtés, et ont incendié une voiture et deux dépanneurs juste en bas de chez nous. [...] L’édifice à côté a été sauvé par des touristes eux-mêmes, qui sont intervenus, en gougounes, avec des boyaux d’arrosage à jardin », poursuit Marco Bélanger.

Calme
Ces touristes ont vu des images qui resteront longtemps gravées dans leur mémoire, même s’ils croient que le pire est passé.
« Je ne pense pas que ça va durer longtemps, je ne sens pas ça », laisse tomber Daniel Brouillette.

« On surveille quand même l’actualité. Mais on est très relaxes. On n’est pas inquiets », mentionne Jacinthe Ouellette
Et même s’ils souhaitaient rentrer au pays, l’écrasante majorité des vols internationaux est annulée pour l’instant.