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Des tenanciers de bars laissés dans le néant

2021-03-14T20:00:51Z

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Les propriétaires de bars estiment être des «moutons noirs» aux yeux du gouvernement.

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Fermés depuis octobre, les tenanciers affirment n’avoir aucune nouvelle quant à leur possible réouverture. 

«Il faut vraiment que François Legault commence à parler des restos et des bars. On est les seuls à être encore fermés», affirme Toby Lyle, propriétaire de plusieurs bars dont le Pub Burgundy Lion, à Montréal.

De nombreux propriétaires de bars affirment être optimistes qu’ils pourront reprendre leurs activités cet été. 

Néanmoins, ils s’inquiètent de leur capacité à dénicher de la main-d’œuvre. Plusieurs employés ont changé de domaine au cours de la dernière année.

De plus, l’avenir ne s’annonce pas nécessairement radieux, même pour les bars qui seront en mesure de rouvrir leurs portes une fois que ce sera permis.

«Si on est encore limité à 30% ou 40% de notre capacité et si les subventions ne sont plus là, on va vraiment commencer à avoir des fermetures à Montréal et au Québec», explique Toby Lyle.

Contrairement aux restaurants, les bars n’ont pas la possibilité de vendre leurs produits pour emporter, ce qui les prive de revenus qui pourraient les aider à garder la tête hors de l’eau.

Aux yeux de plusieurs tenanciers, les bars ne sont pas importants pour le gouvernement.

«On a l’impression qu’il pense que même si 90% des bars ferment, dans deux ans, on va être remplacé par d’autres établissements. Mais les propriétaires, les gérants, les employés... Qu’est-ce qui va arriver avec nous autres?», s’interroge Toby Lyle.

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