Municipalités bilingues : des situations inacceptables selon le PQ

Vincent Larin
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Le député péquiste Sylvain Gaudreault juge inacceptable le statut de villes bilingues de certaines municipalités où moins de 50 % de la population est anglophone. Il demande qu’un ménage soit fait de ce côté dans le cadre de la réforme de la loi 101.
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«Je ne suis pas capable d'accepter qu'une municipalité a un statut bilingue quand il y a 12 % de la population qui parlent anglais, a-t-il dit, mercredi. Si on veut moderniser la loi 101, à partir du projet de 1977 ou des années 80, bien, il faut le moderniser dans tous les sens.»
- Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:
Après des mois de suspense, le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barrette, va finalement déposer jeudi son projet de loi pour réformer la loi 101.
À cette occasion, le gouvernement Legault envisage de revoir le statut de certaines municipalités qui ont le droit de déroger à la Charte de la langue française alors qu’elles ne comptent plus qu’une poignée de résidents ayant l’anglais comme langue maternelle, a rapporté notre Bureau parlementaire, mercredi.
Mais il ne s’agit pas d’une priorité, estime le Parti libéral du Québec.
«Si le gouvernement a une proposition en ce sens-là, on voudra voir les détails et l'impact que ça pourrait avoir, tant pour la protection de la langue française, mais surtout et également pour les services offerts aux anglophones», a indiqué que le député de la circonscription de Pontiac, en Outaouais, André Fortin.
«Les anglophones ont le droit d'avoir des services, au Québec, dans leur langue», a-t-il aussi martelé.
Du côté de Québec solidaire, on préfère attendre le dépôt officiel du projet de loi du ministre Simon Jolin-Barrette avant de se prononcer sur l’idée de revoir les paramètres du statut de villes bilingues.