Des scénarios intéressants dans toutes les séries: duels déchirants, vieilles et nouvelles rivalités

Dave Lévesque
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Le format actuel des séries éliminatoires rend les choses excitantes, mais fait aussi en sorte qu’on perdra de très bonnes équipes dès la première ronde, qui sera encore cette année très relevée.
On pense notamment à au moins une série dans l’Association de l’Ouest qui sera particulièrement crève-cœur pour l’une des meilleures formations de la LNH, mais ce n’est pas la seule. De plus, on aura droit à de vieilles confrontations historiques, du hockey comme dans le temps, d’une certaine façon.
Les séries déchirantes...
Suite de la guerre
Les deux derniers matchs de la saison entre le Canadien et le Lightning ont été particulièrement tumultueux et pas seulement parce que Cole Caufield a inscrit son 50e but de la saison dans la seconde occasion. On parle d’affrontements très robustes où des taloches ont été distribuées des deux côtés. Martin St-Louis a souvent cité Tampa en exemple quand il expliquait la manière dont il voulait que son équipe joue. Verra-t-on l’élève dépasser son maître, Jon Cooper ? Le Lightning a battu le Canadien en finale de la Coupe Stanley en 2021 : le temps de la vengeance est-il venu ?
Une demi-finale avant le temps

La série entre les Stars et le Wild sera la plus crève-cœur parce que ce sont deux équipes qui devraient plutôt s’affronter en demi-finale d’association, voire en finale, mais comme elles sont dans la même division et qu’elles ont fini deuxième et troisième, ça se passe au premier tour, ce qui est aberrant. On se trouve face à deux équipes qui ont de l’attaque et une bonne défensive. Les Stars ont perdu en finale d’association lors des trois dernières saisons, l’idée de les voir plier bagage d’entrée de jeu est cruelle.
Les vieux rivaux...
Comme dans le temps

On se croirait de retour à la belle époque de la division Adams sauf que les noms et les rôles ont changé. Cette fois-ci, ce sont les Sabres qui font office de favoris contre les Bruins. Avec une poussée improbable depuis la mi-décembre, les Sabres se sont assuré une place en séries pour la première fois depuis le printemps 2011, une disette de 14 ans, la pire de l’histoire de la LNH. Au cours de la même période, les Bruins ont atteint la finale de la Coupe Stanley deux fois et ont raté les séries à seulement trois reprises. Même s’ils ont fini au septième rang dans l’Est, ils ont de l’expérience, ce que les Sabres ont très peu. Il y a un fort potentiel de victoire surprise pour Boston.
Bataille de la Pennsylvanie

Les vieux Penguins contre les jeunes Flyers. Les premiers ont surpris un peu tout le monde cette saison alors que les seconds sont à peu près là où on les attendait. Sidney Crosby est de retour en forme et c’est peut-être sa dernière chance de gagner dans l’uniforme des Penguins. Les deux équipes ont terminé avec 98 points et ont des fiches identiques à domicile. Les Penguins ont deux victoires de moins, mais devancent les Flyers avec les victoires en temps régulier. C’est la huitième fois que les deux équipes se croisent en séries. Les Flyers ont gagné quatre séries contre trois. Ils ont 21 victoires, les Penguins en ont 20. Bref, bien malin celui qui pourrait prévoir l’issue de ce duel fratricide.
Des premières
Pas naturel

Si vous trouvez qu’une confrontation entre les Sénateurs et les Hurricanes ne relève pas de la rivalité naturelle, vous avez raison. C’est la première fois que ces deux équipes se croisent en séries éliminatoires. Il faut dire que les Sens ont raté le tournoi printanier sept fois de suite, avant d’y faire un retour l’an passé. Les Ottaviens ont connu une bonne séquence depuis le retour des Jeux olympiques et Linus Ullmark est en grande forme. Dans le camp des Hurricanes, on mise sur la force du collectif et sur une mitraille offensive pour vaincre l’adversaire. Ça sera un gros test pour les Sénateurs, qui seront encore David face à Goliath comme ce fut le cas contre les Maple Leafs l’an passé.
Au-delà des apparences

On a droit à deux premières dans l’affrontement opposant le Mammoth aux Golden Knights. C’est la première fois de sa très courte histoire que l’Utah participe aux séries et c’est aussi la première fois que ces deux organisations se rencontrent en séries, même si l’on tient compte de l’histoire des Coyotes, qui ont précédé le Mammoth. L’Utah est peut-être la première équipe repêchée de l’Association de l’Ouest et Vegas a terminé au premier rang de la division Pacifique, mais celle-ci est si faible que Vegas n’a que trois points de plus au classement que son adversaire, qui a aussi remporté quatre victoires de plus. Il ne faut donc pas penser que les « Chevaliers » vont facilement disposer des « Mastodontes », qui présentent des statistiques assez similaires. À ne pas négliger cependant : les Knights ont une fiche de 7-0-1 depuis que John Tortorella est derrière le banc.
Première fois en 24 ans

Ce n’est pas tout à fait une première, mais l’Avalanche et les Kings se sont affrontées seulement deux autres fois en séries et le Colorado a eu le meilleur chaque fois. Et ça fait une éternité en plus, puisque c’était lors des printemps 2001 et 2002. Près de 30 points et 20 victoires séparent les deux équipes et le Colorado a marqué au-delà de 75 buts de plus. C’est une machine de guerre qui est faite pour aller jusqu’au bout alors on imagine mal les Kings parvenir à briser le plafond de verre qu’est le premier tour pour eux. Les Oilers les ont éliminés en première ronde lors des quatre dernières années. Ils n’ont pas gagné une série depuis 2014.
Rare occasion

Les Ducks et les Oilers ne se sont affrontés que deux fois en séries depuis l’arrivée des « Canards » dans la LNH en 1993. Ce n’est vraiment pas beaucoup. Ils avaient perdu en 2006 et l’avaient emporté en 2017. C’est d’ailleurs la dernière série que les Ducks ont remportée, eux qui reviennent dans le tournoi du printemps après sept ans d’absence. Ils possèdent une belle équipe jeune qui va aller apprendre contre des Oilers qui se sont cassé les dents en finale lors des deux dernières saisons. Le temps commence à presser si l’objectif est toujours de remporter la Coupe Stanley, ce dont on ne doute pas avec des noms comme Connor McDavid et Leon Draisaitl.