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Des résultats inespérés pour un duo québécois qui travaille ensemble depuis seulement cinq mois

Photo Antoine Saito Natation artistique Canada
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-06-03T19:13:21Z

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Elles nagent ensemble depuis seulement cinq mois, mais la double olympienne Jacqueline Simoneau et Audrey Lamothe ont déjà réussi à développer une cohésion qui leur permet de rivaliser avec les meilleurs duos au monde.

À l’occasion de la Coupe du monde de natation artistique de Markham en Ontario qui a pris fin, dimanche, le duo canadien a récolté la médaille d’argent dans le programme technique et libre. Devant elles, les sœurs autrichiennes Anna-Mario et Eirini Marina qui ont remporté l’or au mondial en 2023 au Japon ainsi que les Japonaises Moe Higa et Tomoka Sato. Aux Jeux olympiques, les deux épreuves seront combinées.

«Les résultats vont au-delà des attentes, a reconnu Simoneau qui a repris l’entraînement à la mi-novembre après avoir consacré près de deux ans à son doctorat en médecine podiatrique à son retour de Tokyo. Quand nous avons débuté à la fin décembre, il y avait beaucoup d’inconnu, mais aussi une grande détermination. Les journées sont longues, mais nous avons tellement de plaisir ensemble.»

Un apprentissage en mode accéléré

Simoneau et Lamothe n’ont pas connu l’apprentissage habituel d’un nouveau duo. «Contrairement à certains de nos adversaires qui nagent ensemble depuis plus d’une décennie, nous avons sauté plusieurs étapes, a-t-elle expliqué. Notre mission est d’être un peu mieux à chaque jour. Nous avons rempli notre mission jusqu’à présent.

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«Je ne veux rien enlever aux entraîneures qui font un très bon travail, mais nous avons pris notre amélioration entre nos mains, de poursuivre Simoneau qui a terminé en 5e place à Tokyo en 2021 en compagnie de Claudia Holzner. On teste encore nos routines et nous sommes encore à la recherche de la bonne recette. Nous sommes toujours en mode d’apprentissage. Lors du programme libre, nous avons commis des erreurs majeures, mais on sait ce que l’on doit améliorer.»

Système de pointage différent

Le nouveau système de pointage qui met en lumière le degré de difficultés des routines au lieu de miser principalement sur le volet artistique a complètement transformé le sport.

Les Canadiennes peuvent maintenant légitimement aspirer au podium, ce qui n’était pas le cas dans le passé. «C’est la première fois que la porte est ouverte pour tout le monde, a reconnu Simoneau qui a fait ses débuts olympiques en 2016 à Rio. Tout est possible pour Paris et c’est encourageant.»

«Notre sport est plus objectif et le degré de difficultés des routines est récompensé, de poursuivre Simoneau. Ça pousse tout le monde à s’améliorer. Je suis fière de dire que nous avions le degré de difficultés le plus élevé à la compétition par équipe à la Coupe du monde Markham. On passe beaucoup de temps sous l’eau. Malgré les bons résultats, on garde la tête froide parce qu’on sait que nos routines ne sont pas parfaites et qu’il reste beaucoup de travail à accomplir avant les Jeux.»

L’esprit en paix

Le retour de Simoneau a été couronné de succès lors des mondiaux à Doha cet hiver. Elle aborde ses 3e Jeux dans un excellent état d’esprit. «En qualifiant le Canada pour Paris et en remportant un premier titre mondial, je peux quitter mon sport la tête en paix parce que j’ai accompli tout ce que je voulais. Tout ce qui arrivera à Paris sera un bonus.»

L’entraînement à l’extérieur

En raison de la fermeture des installations du Parc olympique, l’équipe nationale de natation artistique s’est entraînée à différents endroits, mais vient de dénicher un domicile fixe.

«On s’entraîne à la piscine extérieure du parc Jean-Drapeau qui a accueilli les mondiaux en 2005. Nous sommes très chanceuses. C’est très agréable parce que ce n’était pas l’idéal de se déplacer d’une piscine à l’autre.»

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