Des restaurateurs du Saguenay inquiets à plus long terme
Jean Houle | TVA Nouvelles
Partager
Les restaurateurs et commerçants du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont inquiets à plus long terme pour leur situation même si la région est en zone jaune.
Le PDG de la microbrasserie La Voie Maltée Daniel Giguère s’est dit triste de fermer les portes.
Dans cette région comme ailleurs, certains restaurateurs ont l'impression de payer un prix exagéré pour protéger le système de santé. «On n'est pas toujours d'accord avec le gouvernement, mais on suit la parade. Mais après avoir tout mis en oeuvre pour satisfaire les directives de la Santé publique, on trouve ça triste d'être obligés de fermer nos portes», a dit M. Giguère
«On se prépare à la suite logique, que tout le Québec devienne une zone rouge», a-t-il laissé tomber.
Les trois établissements de la chaîne situés à Québec se retrouvent en zone rouge. Les deux de Chicoutimi et celui de Jonquière, en zone jaune, demeurent encore ouverts, mais le dirigeant ignore pour encore combien de temps.
La Voie Maltée a donc basé ses prévisions financières des deux prochaines années sur son scénario le plus pessimiste. «Une zone rouge jusqu'à deux ans, a-t-il dit. On ne veut pas que ça arrive. Si c'est seulement six mois, ce sera seulement six mois, mais comme entreprise, sur le plan pécunier, on n'a pas le choix de faire des prévisions sur deux ans.»
À Québec, la micro-brasserie a mis du personnel à pied, dont certains pour la deuxième fois en quelques mois. «C'est très difficile sur le plan humain», a-t-il souligné.
Le gestionnaire Jean-François Abraham, à la tête des restaurants Coq Rôti et Chez Georges, de même que du bar Dooly's, abonde dans le même sens. «On cherche combien on peut donner d'heures à du personnel, a-t-il dit. On se demande si on aura besoin d'eux. C'est difficile à gérer.»
La direction du Coq Rôti constatait déjà une baisse de son achalandage à L'Étape, sur la route 175, depuis que Québec était passé en orange. La meilleure façon de protéger l'économie selon le gestionnaire: respecter les consignes de sécurité.
«On le fait vraiment pour l'économie, pour soi. Si on veut se revoir en groupe le plus vite possible, chacun doit y mettre du sien», a ajouté M. Abraham.
Il reconnaît qu'au Dooly's, le respect des règles sanitaires, par une clientèle plus jeune en fin de soirée, est parfois compliqué. «On a eu quelques soirées où on a dû fermer avant l'heure prévue parce qu'on sentait qu'on avait perdu le contrôle», a-t-il relaté.