Des résidences pour aînés sous investigation en Chaudière-Appalaches


Dominique Lelièvre
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Alors que l’on dénombre maintenant 14 cas de coronavirus à la résidence pour personnes âgées Le Saint-Guillaume, située à Saint-Georges, d’autres milieux de vie pour aînés font l’objet de vérifications par la Santé publique en Chaudière-Appalaches.

«Nous sommes actuellement en investigation dans d’autres milieux d’hébergement», a indiqué au Journal un porte-parole du CISSS de la Chaudière-Appalaches, Francis Audet, dans une déclaration écrite.
Ce dernier a tenu à préciser «[qu’]aucune éclosion [n’est] à signaler à l'heure actuelle pour ces milieux».
Selon des informations de TVA Nouvelles, un CHSLD et deux autres résidences pour personnes âgées, où il y aurait au moins un cas de COVID-19 suspecté ou confirmé, seraient sous surveillance.
Site temporaire
Pourtant, avant la semaine dernière, on ne déplorait aucune éclosion dans les milieux de vie pour aînés dans toute la région depuis le 25 juin.
De plus, aucun CHSLD n’a subi d'éclosion depuis le début de la pandémie en Chaudière-Appalaches.
À la résidence Le Saint-Guillaume, quatre employés et dix résidents ont contracté l’infection virale au potentiel mortel, selon le bilan le plus récent des autorités sanitaires.
La majorité, sinon la totalité de ces résidents ont été transférés dans un site d’hébergement temporaire situé dans la municipalité de La Guadeloupe pour permettre leur isolement, en raison d’un manque d’espace pour créer une zone chaude dans leur milieu de vie.
Par ailleurs, une vingtaine d’employés sont en isolement préventif, et des équipes du CISSS sont présentes pour assurer la continuité des soins et des services.
«Je suis très satisfait du temps de réaction et de la rapidité d’intervention de la Santé publique et du CISSS. Je suis convaincu que ça nous a beaucoup aidés. On est quand même 240, 250 résidents», a soulevé le copropriétaire du Saint-Guillaume, Marc-André Poulin, qui s’est lui-même placé en isolement préventif.
Personne à l’abri
Tous les occupants de l’établissement ont été dépistés. Quelques résultats étaient encore attendus lundi.
«On avait des mesures en place depuis un bon bout de temps. On suit à la lettre ce qu’on nous recommande et malgré ça, c’est quand même rentré, alors personne n’est à l’abri», croit M. Poulin.
L’éclosion a été découverte après que des travailleurs de la construction qui œuvraient sur un chantier près de la résidence ont été déclarés positifs à la COVID-19 il y a plus d’une semaine.