Des rats mangent du cannabis dans un poste de police et en ressortent complètement «gelés»


Anne-Sophie Poiré
Partager
Les policiers de La Nouvelle-Orléans sont aux trousses d'une nouvelle bande de criminels. Des rats se seraient introduits dans la salle des pièces à conviction du quartier général pour y dévorer le cannabis saisi, faisant du même coup disparaître les preuves.
«Les rats mangent notre marijuana. Ils sont tous défoncés», a déclaré lundi la directrice du service de police de La Nouvelle-Orléans, Anne Kirkpatrick, lors d’une séance du conseil municipal.
Le quartier général des forces de l’ordre est infesté par les rongeurs qui pénètrent par effraction dans la salle des preuves, attirés par l’odeur du cannabis qui s’y trouve.
L’histoire fait sourire, mais elle n’est pas sans conséquences, souligne la cheffe de police. En avalant le cannabis saisi, les rats font aussi disparaitre les preuves accumulées pour des enquêtes.
Dans son allocution devant le conseil municipal, Mme Kirkpatrick plaide que le bâtiment décrépit du centre-ville dans lequel le service de police est logé n'est plus adapté.
Le poste doit déménager, dit-elle, en raison de son état de dégradation et de l’insalubrité des lieux. Outre les rats, qui laisseraient des excréments partout sur les bureaux, le bâtiment construit en 1968 serait également infesté par des cafards.
Les rongeurs, ces criminels
Ce ne serait pas la première fois que des rongeurs s’en prennent au cannabis gardé par la police.
En 2022, des rats auraient dévoré plus de 500 kilogrammes de pot saisi auprès de trafiquants de drogues, entreposés dans un hangar de la police dans le nord de l’Inde, rapportait CNN .
The Guardian dévoilait une histoire similaire quatre ans auparavant.
Huit policiers de l’Argentine ont été mis à pied après avoir raconté que des souris étaient responsables de la disparition de plus d’une demi-tonne de cannabis confisqué, stocké dans un entrepôt près de Buenos Aires.
Les autorités n’avaient pas cru leur version des faits.
— Avec les informations du Guardian et TV5 Monde.