Testeurs du vaccin Medicago, des Québécois se trouvent privés de code QR
TVA Nouvelles
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Des Québécois qui ont reçu le vaccin expérimental Medicago, non reconnu par Santé Canada, se retrouvent dans l’incapacité de recevoir leur code QR.
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Plusieurs participants ont récemment abandonné les études cliniques du vaccin Medicago. Comme il n'est pas encore reconnu par Santé Canada, ce dernier ne permet pas d'obtenir un passeport vaccinal, un passeport que voudrait bien avoir Robert Lemieux, résident de Québec.
«C’est injuste pour nous, qui avons travaillé pour l’avancement de la science, nous avons donné notre corps», déplore-t-il.
Le retraité de 70 ans a reçu ses deux doses du vaccin Medicago en janvier dernier et a reçu la confirmation au début de l'été que ces injections étaient bel et bien réelles et non des placébos.
Il demande une reconnaissance pour ses efforts, et pour avoir reçu une protection qu’il considère comme adéquate. «Les participants à l’étude clinique de Médicago, soyons considérés comme tout autre citoyen qui a reçu deux doses de vaccin valides» a-t-il revendiqué.
Une aide de Québec
Les participants à l’étude n’espèrent pas une reconnaissance internationale du vaccin de l’entreprise québécoise, mais au moins la possibilité d’obtenir un code QR, sésame vers un retour à une vie plus normale.
«C’est certain de que pour sortir en dehors du Canada, probablement qu’on n’arriverait pas à faire confirmer une vaccination reconnue par les autres pays. Mais au moins au Québec ce qu’on espère c’est que le gouvernement pourrait à travers l’émission d’un passeport vaccinal, reconnaitre les gens qui ont reçu les deux doses de Médicago», demande le Docteur Marc Dionne, chercheur clinicien, CHU de Québec.
Quatre doses requises
Même si certains ont reçu deux doses de Medicago, il leur est impossible d'être considérés comme pleinement vaccinés. Certains devront donc obtenir un total de quatre injections, comme Emy Leblanc, une étudiante de 23 ans, qui a quitté le programme en début de semaine.
«J’ai reçu ma troisième dose ce lundi, puis j’ai déjà programmé ma quatrième dose quatre semaines plus tard, fin septembre. Si j’avais su que ça allait tomber, je n’aurais pas fait l’étude et je serai simplement allée me faire vacciner par la Santé publique parce qu’au final c’est ce que je dois faire maintenant pour avoir accès à tous mes droits», explique-t-elle.
Le gouvernement n'a pas retourné les appels de TVA Nouvelles, et les participants comme monsieur Lemieux sont toujours dans l'attente, à quelques jours de l'implantation du passeport vaccinal.