Patrick Roy quitte les Remparts: «C’est une journée difficile» – Nicole Bouchard


Richard Boutin
Partager
Si Jacques Tanguay et Patrick Roy affichaient une mine sereine au moment de confirmer leur départ, la nouvelle était plus difficile pour certains de leurs proches collaborateurs.
• À lire aussi: Jacques Tanguay et Patrick Roy disent adieu aux Remparts
• À lire aussi: Remparts: 6 candidats pour remplacer Roy
• À lire aussi: Michael Andlauer, nouveau propriétaire des Sénateurs: «Est-ce qu’il va m’appeler? Aucune idée», dit Patrick Roy
Directrice des services à l’équipe et responsable des relations média, Nicole Bouchard travaille main dans la main avec Roy depuis qu’il a pris sa retraite en 2003.
«C’est une journée difficile et une grosse page qui se tourne, a-t-elle exprimé, incapable de réprimer ses sanglots. On a vécu des moments vraiment excitants la semaine dernière à Kamloops, et on vit actuellement des moments tristes. Son départ est plus difficile qu’en 2013 quand il avait quitté pour diriger l’Avalanche du Colorado.»
- Écoutez le segment sportif de Jean-François Baril diffusée chaque jour en direct 17 h 15 via QUB radio :
Si les proches collaborateurs ont tenté de persuader Roy de poursuivre son chemin, ils comprennent très bien sa décision de tourner la page sur son implication avec les Diables rouges. «Je comprends leur décision. Ils ont réussi tout ce qu’ils voulaient faire. On s’est parlé et j’aurais aimé qu’il continue, mais la victoire à la Coupe Memorial a influencé sa décision. En raison de son statut, il n’a pas pu profiter autant de la vie. Il aura maintenant le temps de profiter de la vie et de penser à sa santé.»

Bouchard est élogieuse à l’égard de Roy. «J’en ai vu des entraîneurs et je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi passionné que Patrick, a déclaré celle qui a longtemps travaillé avec les Nordiques. Il est tellement déterminé à gagner. Son objectif était de remporter une coupe Memorial et il a tellement travaillé. Il ne l’a pas volée.»
Des fleurs pour Bouchard
Roy a de nouveau encensé le travail de son bras droit lors du point de presse. «Nicole, je l’aime de cœur et c’est une personne très spéciale. C’est une personne loyale qui a facilité mon travail d’entraîneur et de directeur-gérant. Plus je lui en demandais, plus elle en donnait. C’est une machine. Elle travaillait dans l’ombre, mais je voulais la sortir de l’ombre en saluant son travail.»
Bouchard a apprécié les propos de Roy. «Je savais que Patrick appréciait beaucoup mon travail et il en a ajouté une couche de plus aujourd’hui. Comme je l’ai déjà dit, Patrick est le grand frère que je n’ai jamais eu.» Bouchard sera de retour la saison prochaine.
Mélange de tristesse et de fierté
Principal adjoint de Roy, Benoît Desrosiers était habité par des sentiments ambivalents. «C’est une journée difficile parce que je côtoyais Jacques depuis six ans et Patrick depuis cinq ans, mais je suis fier de ce que ces deux grands hommes ont accompli. Ils quittent à leur façon après avoir atteint leur objectif de gagner la Coupe Memorial. J’ai tenté de le retenir, mais je lui ai aussi dit de prendre une décision avec son cœur. Il part en gagnant.»

Desrosiers a apprécié les moments passés en compagnie de l’ancien portier du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado. «Je comprends pourquoi il se retrouve au Temple de la renommée du hockey et qu’il a réussi tous ces exploits, a-t-il souligné. Chaque matin, il était passionné par son travail. Sa rigueur m’a aussi impressionné. Pat demandait l’excellence aux joueurs, mais il était très, très exigeant envers lui.»
Alors que son contrat avec les Remparts est valide encore pour deux saisons, Desrosiers estime qu’il a grandi aux côtés de Roy. «Je suis devenu un meilleur entraîneur. Je suis chanceux d’avoir partagé les cinq dernières années avec lui.»
Desrosiers est-il intéressé par la succession de Roy derrière le banc? «Après 11 ans dans la LHJMQ [il a travaillé un an à Chicoutimi et quatre saisons à Sherbrooke] et ma progression, c’est une possibilité intéressante de faire le saut comme entraîneur-chef, mais je vais laisser aller les choses comme je l'ai toujours fait et écouter si on m’appelle.»