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Les partisans de Pittsburgh font la vie dure aux Penguins

Les vétérans apprennent à gérer une saison plus ardue

Un vétéran comme Sidney Crosby permet aux jeunes de rester calmes même quand ça va moins bien.
Un vétéran comme Sidney Crosby permet aux jeunes de rester calmes même quand ça va moins bien. Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-12-12T18:21:27Z

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En 20 saisons avec les Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby a maintenant tout vu, même des huées de la part de ses partisans. 

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En troisième période, mardi, l’équipe tirait de l’arrière 6 à 2 contre l’Avalanche du Colorado quand les partisans en ont eu assez.

«Si on regarde les 15 dernières années, ils ont eu beaucoup d’équipes gagnantes, alors les partisans ont peut-être la mèche courte quand ça va moins bien», a expliqué Anthony Beauvillier après l’entraînement matinal.

Les Penguins sont avant-derniers dans la division Métropolitaine et quand on y regarde de plus près, les insuccès ne datent pas d’hier malgré la présence de vedettes comme Crosby, Evgeni Malkin, Kristopher Letang et Erik Karlsson.

Depuis leur dernière conquête de la Coupe Stanley, en 2017, les Penguins n’ont remporté qu’une série éliminatoire et ont été écartés du tournoi printanier lors des deux dernières saisons.

Mauvais départ

Les Penguins ne se sont pas aidés en connaissant un vilain début de saison. Ils ont remporté seulement trois victoires en onze rencontres en octobre, subissant notamment six revers de suite.

Les choses ont commencé à se replacer à compter de novembre, mois au cours duquel ils ont présenté un dossier de sept victoires et huit défaites.

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«On n’a pas nécessairement eu un bon début de saison et on a été capables de se remettre à quelques points des séries. Ça en dit long sur le caractère dans notre chambre et le leadership qu’on a», a souligné Beauvillier.

«Chaque équipe a des hauts et des bas et on a été bons pour ne pas aller trop bas et trop haut.»

Affamés

L’entraîneur-chef Mike Sullivan est justement celui qui a remporté la dernière Coupe Stanley de l’équipe en 2017, il connaît donc très bien les joueurs qu’il a sous la main.

«C’est un groupe qui est habitué à connaître du succès, alors nous devons gérer notre situation actuelle. Ce qui est le plus important, c’est que c’est un groupe qui a un appétit pour la victoire et des attentes élevées envers lui-même. Ça n’a jamais changé et c’est une des raisons pour lesquelles ce sont des joueurs d’élite», souligne Sullivan.

Pour une équipe plus âgée, comme celle des Penguins, ça devient donc une question de gérer la façon dont on réagit devant l’adversité.

«Mon plus gros défi, convient Sullivan, c’est de m’assurer que nous gérions notre état émotionnel afin d’être dans les bonnes conditions pour avoir du succès. Il ne faut pas que les émotions et la frustration deviennent des obstacles et parfois, quand on a un groupe aussi déterminé que celui-ci et qui ne répond pas à ses propres attentes, la gestion des émotions devient un élément très important.»

Exemple

Quand les choses n’allaient pas bien en début de saison, la panique ne s’est pas installée chez les Penguins en raison de la présence des vétérans.

Des gars comme Sidney Crosby et Evgeni Malkin ont un peu agi comme des baromètres pour leurs plus jeunes coéquipiers.

«Ce n’est pas nécessairement d’être vocal, c’est surtout leur présence. Si tu es un jeune qui a tendance à paniquer et que tu vois Crosby ou Malkin qui sont en contrôle, que leur routine ne change pas et qu’ils ont toujours la même humeur à l’aréna, je pense que ça en dit long sur comment ils voient les choses et sur le fait qu’ils ne paniquent pas», a expliqué Anthony Beauvillier.

N’empêche que Crosby doit commencer à être irrité par une vilaine séquence de sept matchs sans avoir touché la cible, lui qui n’a inscrit que 2 buts à ses 16 derniers matchs (avant le match de jeudi).

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