KHARTOUM | Des pays arabes ayant récemment normalisé leurs relations avec Israël ont dénoncé les agissements de l’État hébreu lors des affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes qui ont fait des centaines de blessés palestiniens ce week-end, à Jérusalem-Est.
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Les heurts, ces derniers soirs, sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est entre policiers israéliens et fidèles palestiniens, sont les plus importants depuis 2017, quand Israël avait décidé de placer des détecteurs de métaux à l’entrée du site, avant d’y renoncer.
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Ces affrontements ont lieu alors que des Palestiniens protestent depuis plusieurs jours contre la possible éviction de familles palestiniennes de leurs maisons à Jérusalem-Est — secteur de la ville occupée et annexée par Israël — au profit de colons israéliens.
Des réactions critiques contre Israël ont afflué du Soudan, du Maroc, des Émirats arabes unis et de Bahreïn, qui ont annoncé l’année dernière la normalisation de leurs relations avec l’État hébreu.
Khartoum a qualifié les mesures prises contre les Palestiniens à Jérusalem de «répression» et d’«action coercitive», selon un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères samedi soir.
Il a exhorté le gouvernement israélien à «s’abstenir de prendre des mesures unilatérales diminuant les chances d’une reprise des négociations de paix».
Les Émirats et Bahreïn ont quant à eux condamné la descente des forces de sécurité israéliennes vendredi dans la mosquée Al-Aqsa, et la répression à l’encontre de fidèles qui cherchaient à en sortir.
Et Abou Dabi a appelé les autorités israéliennes à «assurer la responsabilité d’une désescalade» de la violence autour de l’esplanade des Mosquées, le troisième lieu saint de l’islam et le site le plus sacré des Juifs.
Manama a de son côté exhorté le gouvernement israélien à «arrêter ces provocations contre les habitants de Jérusalem».
Le Maroc a par ailleurs dit dimanche suivre avec une «profonde inquiétude» les violences, ajoutant que le roi Mohammed VI «considère que ces violations sont inadmissibles et qu’elles alimentent les tensions».
L’annexion et l’occupation de Jérusalem-Est depuis 1967 sont contraires au droit international, tout comme l’occupation de la Cisjordanie.
