Des partisans québécois fiers d’assister aux débuts de Matthew Bergeron


Stéphane Cadorette
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ATLANTA | En plein tailgate à proximité du Mercedes-Benz Stadium, deux individus sortent du lot avec leur chandail orné du numéro 65. À leurs côtés, une famille de mordus de football a décidé de planifier son voyage sportif annuel en Géorgie. Sa carrière n’en est qu’à ses balbutiements, mais Matthew Bergeron se construit déjà un petit fan-club de Québécois à Atlanta.
Mathieu Veillette, qui a lui-même atteint un bon niveau au football à titre d’ancien demi défensif du Rouge et Or de l’Université Laval, n’allait pas manquer les débuts de Bergeron en compagnie de son frère Luc et de son père Marcel.
«C’est sûr qu’on observe Bergeron, comme on a regardé Laurent Duvernay-Tardif quand on l’avait vu jouer un match à Pittsburgh.
«Les ingrédients sont là pour qu’il connaisse une belle carrière. Il a tout un gabarit et ça ne s’enseigne pas. Il a l’air d’un gars sérieux et il est tombé dans une équipe qui aime courir avec le ballon. Je pense que le fit est parfait», a-t-il dit, souriant.
Destination logique
Chaque automne, le clan Veillette prend la route pour combiner les joies de la NFL à un match de football de la NCAA et à un autre du baseball majeur.
«Quand on a commencé à regarder notre destination, on n’a pas parlé d’Atlanta. On regardait entre autres pour Dallas ou Denver. Puis, on a réalisé qu’à Atlanta, on avait la possibilité d’aller aux Braves le vendredi, à l’Université Georgia le samedi et aux Falcons le dimanche, avec en plus un Québécois comme partant. Tout était là!», s’est réjoui le père de famille, Marcel Veillette, cousin du préparateur physique de bon nombre d’athlètes à Québec Raymond Veillette.
Quand le garde des Falcons Matt Hennessy est tombé au combat en camp d’entraînement, la famille Veillette, sans se réjouir du malheur des autres, a vite compris qu’elle assisterait aux débuts de Bergeron dans la NFL.
«Tu prends ta chance quand elle passe», a souligné le troisième membre du clan, Luc.
Le 65 et un drapeau
David Guilbert et Willy Boivin n’allaient pas non plus passer leur tour. Amoureux du football dans l’âme, ils ont eu maintes fois l’occasion de fraterniser avec Bergeron dans le cadre de leur balado Premier et les buts.
Accompagnés de leur complice Martin St-Jean, les larrons portaient fièrement le chandail 65 des Falcons, avec le nom Bergeron brodé sur les épaules. Ils ont pris place dans le domicile des Falcons avec leur drapeau du Québec.
«C’est une page d’histoire pour le football québécois», a lancé sans détour Willy Boivin.
«Les jeunes au Québec peuvent rêver en voyant un joueur québécois sur le terrain, qui est partant comme recrue. C’est impressionnant. Quand on connaît tous les sacrifices que Matthew a faits pour atteindre ce niveau, c’est inspirant», a-t-il enchaîné.
«On a un gars qui est partant dans la plus grosse ligue sportive professionnelle en Amérique du Nord et il reste super terre à terre. On vit un moment magique», a ajouté David Guilbert.
Un premier moment magique, mais certainement pas le dernier.