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Des partisans de hockey venus d’un autre monde

Harrington Harbour et Montréal: deux mondes différents, mais une passion commune pour le hockey

Le village de Harrington Harbour, sur la Basse-Côte-Nord, ne compte aucun aréna couvert, mais simplement une patinoire extérieure. C’est sur cette île qu’habitent Kelly et Miguel Bobbitt, qui, le jeudi 29 janvier 2026, au Centre Bell, ont assisté au match entre le Canadien et l’Avalanche du Colorado, à Montréal.
Le village de Harrington Harbour, sur la Basse-Côte-Nord, ne compte aucun aréna couvert, mais simplement une patinoire extérieure. C’est sur cette île qu’habitent Kelly et Miguel Bobbitt, qui, le jeudi 29 janvier 2026, au Centre Bell, ont assisté au match entre le Canadien et l’Avalanche du Colorado, à Montréal. Photo Sébastien St-Jean
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-01-31T00:00:00Z
2026-01-31T03:22:09Z

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Au moment de rencontrer le représentant du Journal dans le hall de leur hôtel, jeudi après-midi, Miguel et Kelly Bobbitt arboraient chacun fièrement leur chandail à capuchon soulignant le 100e anniversaire de Harrington Harbour.

• À lire aussi: «La Grande Séduction» inversée... de Harrington Harbour à un match du Canadien

«Je suis né à Harrington Harbour, j’ai grandi là-bas et je ne voudrais pas vivre ailleurs», a rapidement statué le papa, avec le sourire.

Miguel Bobbitt, 19 ans, et son père Kelly, 54 ans, arboraient chacun fièrement leur chandail soulignant le 100e anniversaire de Harrington Harbour, le jeudi 29 janvier 2026, dans le hall de leur hôtel à Montréal.
Miguel Bobbitt, 19 ans, et son père Kelly, 54 ans, arboraient chacun fièrement leur chandail soulignant le 100e anniversaire de Harrington Harbour, le jeudi 29 janvier 2026, dans le hall de leur hôtel à Montréal. Photo Benoît Rioux

En discutant simplement de hockey, on a vite constaté que le père et le fils viennent d’un coin de pays situé en haut du 50e parallèle nord qui, forcément, est diamétralement opposé au bitume de Montréal.

Situé sur une île, à plus de 200 kilomètres de Natashquan vers l’est, le village de Harrington Harbour compte un peu plus de 200 habitants, mais il n’y a ni rues ni voitures. Un magnifique trottoir fait de planches de bois sert plutôt à se déplacer. Pour gagner sa vie, Miguel est justement parmi les responsables de la construction et de l’entretien de cette infrastructure.

Attaquant pour les Islanders

Dans ses temps libres, Miguel défend les couleurs des Islanders de Harrington à la position d’ailier droit. Là-bas, chaque village a son équipe, qui regroupe des joueurs dont l’âge varie de 16 à 60 ans. Puisque l’île de Harrington ne compte aucun aréna couvert, mais simplement une patinoire extérieure, le jeune homme de 19 ans avait un entraînement sur la terre ferme, en début de semaine, à Chevery. Ce village se situe à environ une heure en motoneige. On peut aussi s’y déplacer en hélicoptère sur une quinzaine de kilomètres. On y retrouve une autre équipe, soit les River-Rats de Chevery.

Harrington Harbour et Montréal: deux mondes différents, mais une passion commune pour le hockey.

«De mon point de vue, quand on met les choses en perspective, je crois que des clubs à Montréal et à Québec pourraient tous deux survivre dans la Ligue nationale de hockey», a conclu Kelly, un ancien partisan des Nordiques.

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