Des Nordiques au pinceau: l’ex-gardien de but Richard Brodeur raconte à quel point la peinture l'a «sauvé»


Diane Tremblay
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L’ex-gardien de but Richard Brodeur, qui a évolué dans la LNH après avoir joué pour les Nordiques à l’époque de l’Association mondiale de hockey, affirme que la peinture lui a probablement sauvé la vie. Celui que l’on surnommait le «King Richard» fait un retour à Québec où il présente ses œuvres pour la première fois.
Après avoir joué pour les Canucks de Vancouver, le Québécois Richard Brodeur, 71 ans, s’est installé dans l’Ouest canadien. C’est de cet endroit qu’il laisse cours à son imagination en peignant des tableaux qui sont vendus à travers le monde.

«Nul n’est prophète dans son pays, mais là, je reviens chez nous. Ça me fait énormément plaisir d’être ici. J’ai deux passions dans la vie, à part ma famille. J’ai joué au hockey professionnel et je peins professionnellement. Je me compte vraiment chanceux», a-t-il partagé en entrevue avec Le Journal.
Depuis près de 25 ans, il gagne sa vie avec son art qui est inspiré de ses souvenirs d’enfance et des paysages qui l’ont marqué.
«J’ai toujours eu l’amour de la peinture», dit-il.

Problèmes de dépression
Il avoue aujourd’hui que cette passion a été sa planche de salut.
«J’ai eu des problèmes de dépression pendant trente ans. J’ai eu 13 commotions cérébrales durant ma carrière. Donc, ç’a laissé des traces. Je ne prends aucun médicament. Je me contrôle. Quand je peins, je ne pense à rien d’autre. Cela m’a sauvé. À un moment, c’était noir et si je n’avais pas eu ça, on ne sait pas», a-t-il confié.
«Je ne m’en cache pas. J’ai beaucoup de mes chums qui ont le même problème et je leur dis, parlez-en, c’est la meilleure chose que vous pouvez faire.»
M. Brodeur a commencé à parler publiquement de ce sujet, il y a deux ans.

Les arts
Son intérêt pour les arts remonte à son enfance.
«Je viens d’une famille de huit enfants. Quand il ne faisait pas beau, ma mère avait toujours des cahiers à colorier et des cahiers à dessin qu’elle déposait sur la table et j’ai toujours aimé faire ça», a-t-il raconté.
Sauf que l’univers du hockey dans les années 1970-1980 n’était pas tellement compatible avec la carrière d’artiste qui était en dormance chez lui à cette époque. C’est donc plusieurs années plus tard, une fois à la retraite, qu’il a enfin pu se consacrer à sa passion pour la peinture.
À Québec, il présente une quinzaine de tableaux à La Belle Galerie, sur la rue Saint-Paul, du 3 février au 3 mars et il sera présent à plusieurs moments pour rencontrer le public.

Encore passionné de hockey
Impossible de parler à Richard Brodeur sans parler de hockey, surtout avec le retour de Patrick Roy comme entraîneur-chef dans la LNH.
«Je suis très content pour lui. Je suis sûr qu’il va faire une bonne job. Il est plus mature que la première fois», a ajouté l’ancien gardien de but.
«C’est un guerrier. Quand il jouait, on l’appelait le “Warrior”. Ça ne sort pas de l’ADN. J’aime ça jouer au golf, même si je ne joue pas autant que je voudrais, mais je suis encore compétitif. Ça reste là. C’est la même chose pour lui.»
Richard Brodeur surnommé le «King Richard»
- 71 ans
- Position: Gardien de but
- Carrière professionnelle de 1972-1988
- Natif de Longueuil
- Il a porté les couleurs des Islanders, des Canucks et des Whalers où il a terminé sa carrière
- Il s’est rendu à la finale de la Coupe Stanley en 1982 en défendant le but pour les Canucks
- Il a également joué pour Nordiques de Québec à l’époque de l’Association mondiale de hockey (de 1972 à 1979)
- L’artiste peintre vit aujourd’hui sur l’île de Vancouver, mais il revient régulièrement au Québec


